Le défenseur chinois des droits humains Hu Jia condamné à 3 ans 1/2 de prison.
LIRE les "dernières nouvelles" à propos de sa condamnation le 3 avril 2008
Le 10 décembre 2007 nous vous conviions à la projection du film documentaire «Prisonners in the Freedom City» réalisé par le défenseur Hu Jia, finaliste du prix Sakharov de la liberté de pensée 2007.
Assigné à résidence pendant plus de 200 jours, il a filmé son quotidien, les allers et venues des policiers chargés de sa surveillance et la filature de sa femme.
Le 27 décembre 2007, Hu Jia a été arrêté à son domicile.
Hu Jia était intervenu par webcam devant le Parlement européen le 26 novembre 2007 et lors d’une cérémonie organisée par Reporters sans frontières le 5 décembre 2007.
Le 28 janvier 2008, Hu Jia a été formellement inculpé d’«incitation à la subversion».
Il reste privé du droit de consulter son avocat, d'être en contact avec sa famille et de recevoir des soins médicaux, en particulier un traitement qu’il doit impérativement suivre tous les jours pour une maladie du foie liée à son infection par le virus de l’hépatite B.
Zeng Jinyan, son épouse, est toujours assignée à résidence avec leur bébé.
Elle n’est pas autorisée à quitter son domicile, sa ligne de téléphone a été coupée et sa connexion Internet bloquée.
Amnesty International est très préoccupée par leur situation.
Le 29 janvier, le bureau de la Sécurité publique (BSP) de Pékin a officiellement communiqué les charges retenues à la famille de Hu Jia.
Il est détenu au centre de détention du BSP municipal de Dougezhuang, dans le district Chaoyang de Pékin. Son avocat, Li Jingsong, qui est lui aussi étroitement surveillé par la police, aurait formulé mi-janvier une demande de libération sous caution en faveur de son client pour raisons médicales, mais celle-ci a été officiellement rejetée par la police à la fin du mois
Le 10 décembre 2007 nous vous conviions à la projection du film documentaire «» réalisé par le défenseur Hu Jia, finaliste du prix Sakharov de la liberté de pensée 2007. Assigné à résidence pendant plus de 200 jours, il a filmé son quotidien, les allers et venues des policiers chargés de sa surveillance et la filature de sa femme. Hu Jia était intervenu par webcam devant le Parlement européen le 26 novembre 2007 et lors d’une cérémonie organisée par Reporters sans frontières le 5 décembre 2007. Il reste privé du droit de consulter son avocat, d'être en contact avec sa famille et de recevoir des soins médicaux, en particulier un traitement qu’il doit impérativement suivre tous les jours pour une maladie du foie liée à son infection par le virus de l’hépatite B. Elle n’est pas autorisée à quitter son domicile, sa ligne de téléphone a été coupée et sa connexion Internet bloquée. Amnesty International est très préoccupée par leur situation. Le 29 janvier, le bureau de la Sécurité publique (BSP) de Pékin a officiellement communiqué les charges retenues à la famille de Hu Jia. Il est détenu au centre de détention du BSP municipal de Dougezhuang, dans le district Chaoyang de Pékin. Son avocat,, qui est lui aussi étroitement surveillé par la police, aurait formulé mi-janvier une demande de libération sous caution en faveur de son client pour raisons médicales, mais celle-ci a été officiellement rejetée par la police à la fin du mois
Dans une résolution adoptée le 17 janvier 2008, le parlement européen demande la libération de Hu Jia et de respecter les droits de l'Homme dans la perspective des Jeux Olympiques cette année.
Cette résolution évoque également la disparition de Gao Zhisheng depuis le 22 septembre 2007 et prie le Conseil de l'UE de prendre des mesures en relation avec les autorités chinoises concernant ces deux hommes. LIRE la résolution
Mise à jour au 18/3/2008
Le procès de Hu Jia a eu lieu mardi 18 mars 2008 devant la première Cour intermédiaire de Pékin. Il n'aurait duré que 3 heures et demie.
Hu Jia était assisté de son avocat Li Jinsong, qui n'a eu que trois jours pour préparer sa défense.
Inculpé "d'incitation à la subversion de l'Etat", il risque 5 ans de prison.
Le tribunal a mis son jugement en délibéré.
D'après Li Fanping, l'autre avocat de Hu Jia, la sentence devrait être prononcée dans une semaine.
Zeng Jinyan (la femme de Hu Jia), des diplomates européens et les journalistes étrangers n'ont pu accéder à la salle d'audience.
L'avocat et universitaire Teng Biao, ami de Hu Jia, a indiqué que la police l'avait empêché de se rendre au tribunal.
Interrogé par la presse internationale au sujet de Hu Jia, le Premier Ministre chinois Wen Jiabao a indiqué : "Concernant ce cas individuel, je peux vous assurer que la Chine est un pays de droit et que ce problème sera traité par la loi."
Il a également affirmé : "Ces soi-disant accusations selon laquelle la Chine arrête les dissidents avant les Jeux olympiques sont fausses".
Lundi 17 mars, la Présidence de l'Union Européenne avait fait une déclaration demandant la libération de Hu Jia. "L'UE estime que les accusations de "subversion" formulées à l'encontre de personnes ayant exprimé pacifiquement leurs opinions portent atteinte au droit à la liberté d'expression [...]"
Lire l'intégralité de la déclaration : http://www.eu2008.si/fr/News_and_Documents/CFSP_Statements/March/0317MZZ_Hu_Jia1.html |
Dernières nouvelles au 3 avril 2008
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Trois ans et demi de prison pour Hu Jia
Hu Jia a été condamné jeudi 3 avril 2008 à trois ans et demi de prison pour "incitation à la subversion de l'Etat et du système socialiste" et à un an de privation de ses droits politiques.
Hu Jia avait plaidé non coupable.
Hu Jia a simplement exercé de manière pacifique son droit à la liberté d’expression, reconnu par l’article 35 de la Constitution chinoise et par les textes internationaux ratifiés par la Chine.
Son avocat Li Fanping a indiqué que parmi les preuves retenues contre Hu Jia, figuraient des articles politiques écrits sur Internet et des interviews données aux médias étrangers. Li Fanping souhaite que son client fasse appel mais la décision revient à Hu Jia.
L’agence de presse officielle chinoise Xinhua a indiqué que la Cour s’était montrée clémente car Hu Jia avait avoué ses «crimes» !
L’ambassadeur des Etats-Unis s’est dit consterné par le verdict.
L'Union européenne a immédiatement demandé à Pékin la libération de Hu Jia. William Fingleton, porte-parole de la délégation de la Commission européenne en Chine, a affirmé : "Nous avons dit très clairement avant le procès qu'il n'aurait jamais dû être arrêté et qu'il devrait être libéré. Ceci reste notre position".
Yang Chunlin, un autre militant des droits humains avait été condamné le 26 mars dernier à cinq ans de prison, également pour «incitation à la subversion du pouvoir d'État».
Amnesty International vient de publier le 2 avril 2008 un rapport constatant l’actuelle vague de répression frappant les militants et les journalistes en Chine. Le rapport indique que la répression actuelle a lieu non pas malgré, mais bien à cause de l’organisation des JO.
Ce rapport intitulé “People's Republic of China: The Olympics countdown – crackdown on activists threatens Olympics legacy” [République populaire de Chine : Le compte à rebours olympique. La répression des militants menace l’héritage olympique] est disponible en Anglais et sera bientôt traduit en Français.
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FIN DE L'ACTION : merci de l'avoir soutenue
Amnesty INternational continue à suivre sa situation de près.
EN SAVOIR PLUS
Hu Jia, citoyen d’Honneur de Paris
Amnesty International France salue cette initiative pour la libération immédiate et inconditionnelle du militant chinois
Communiqué de presse de Amnesty International France
22 Avril 2008 - réf : SF 08 M 35
voir aussi la page concernant Zeng Jinyan qui milite pour les droits humains avec son époux Hu Jia (nouveau 27/02/2008)
Notre page spéciale sur les défenseurs des droits humains en Chine
Nos pages sur la situation des droits humains en Chine
et notamment celles concernant l'approche des Jeux Olympiques 2008