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29.02.2008
Harcèlement et intimidation des défenseurs au Sahara occidental

SOMMAIRE

Contexte général du Sahara Occidental

Situation des défenseurs des droits humains au Sahara Occidental


Agissez pour les militants des droits humains du Sahara Occidental  :
                 29/02/2008 : cette action est maintenant terminée : merci de l'avoir soutenue






Contexte général du Sahara Occidental

Depuis l’occupation par le Maroc en 1975 du territoire du Sahara occidental, ancienne colonie espagnole, l’Assemblée générale de l’ONU ne cesse de réaffirmer le droit inaliénable du peuple du peuple sahraoui a 1'autodetermination, conformément a la résolution 1514 (XV) de 1975. A la suite des combats qui ont éclaté entre le Maroc et le Front Polisario, le Conseil de sécurité a décidé en 1991 de créer une Mission pour l´organisation d´un référendum au Sahara occidental dont le mandat est renouvelé périodiquement.

En mai 2006, une mission du Haut-commissariat aux Droits de l’Homme des Nations unies s’est rendue au Sahara Occidental. Les éléments divulgués de son rapport concluaient que la situation des droits humains y est profondément préoccupante.

Les Sahraouis continuent à manifester contre l’administration marocaine. La situation dans la région est extrêmement tendue, marquée par des affrontements réguliers entre les forces de l’ordre et la population. Le Maroc, engagé dans des négociations directes avec le Polisario sur ses propositions d’autonomie fait peser de sévères restrictions sur les droits fondamentaux des Sahraouis, notamment sur le droit à la liberté d’expression, d’association et de réunion.







Situation des défenseurs des droits humains au Sahara Occidental

Les militants des droits humains sahraouis, en particulier ceux perçus comme des partisans de l’indépendance du Sahara Occidental, sont soumis à des manœuvres de harcèlement et d’intimidation ; certains d’entre eux se voient interdire de voyager à l’étranger de peur qu’ils ne parlent des violations des droits humains, d’autres sont emprisonnés arbitrairement.
Des associations se voient refuser leur enregistrement par les autorités.


Brahim Sabbar
Brahim Sabbar
Brahim Sabbar, secrétaire général de l’Association sahraouie des victimes des violations graves des droits humains commises par le Maroc, avait été condamné en juin 2006 à l’issue d’un procès inique à une peine de deux ans de prison pour rébellion et violences à l’encontre d’un policier.
Un mois plus tôt, son association avait rendu public un rapport faisant état de plusieurs dizaines d’arrestations arbitraires et de tortures.







Ahmed Sbai
Ahmed Sbai
Brahim Sabbar et son collègue, Ahmed Sbai, étaient par ailleurs en instance de procès pour appartenance à une organisation interdite et pour incitation à des manifestations violentes.
Ahmed Sbai vient d'être libéré après avoir purgé sa peine de prison.
Il a remercié Amnesty International pour le soutien apporté et demandé de maintenir la pression pour Brahim Sabbar, condamné à un an et demi de prison, en mars 2007.

Nous sommes aussi préoccupés par le fait que le CODESA Collectif des Défenseurs Sahraouis des Droits de l'Homme n’ait pas pu tenir son congrès fondateur, prévu le 7 octobre 2007.
En accord avec la loi marocaine, le CODESA a dûment notifié aux autorités le lieu et la date de cette assemblée générale, mais celles-ci ont refusé d’enregistrer leur demande.
Par la suite, l’accord qu’ils avaient préalablement obtenu pour l’utilisation d’une salle pour leur réunion leur a été retiré. 





 

Agissez 29/02/2008 : cette action est maintenant terminée : merci de l'avoir soutenue





Lire aussi notre page portrait de  Aminatou Ali Ahmed Haidar,  défenseure sahraouie des droits humains