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campagne défenseurs decembre 2006 2007
26.11.2007
Défenseurs en Russie



bouche-mur_petitFEDERATION DE RUSSIE
Une hostilité croissante à l’égard des défenseurs

 

Poursuivant sa stratégie de reprise en main de la société civile, le président russe multiplie, directement ou indirectement, les actes d’intimidation, de harcèlement et les campagnes de diffamation visant les ONG agissant dans les zones de conflits.

Ainsi, un nouveau texte de loi réglementant le travail des ONG est entré en vigueur en avril 2006.
Il impose le réenregistrement de l’ensemble des associations russes et internationales existantes, et le renforcement des contrôles administratifs.
Dorénavant, toute association dont l'activité peut représenter une menace à "la souveraineté de la Russie, l'indépendance, l'intégrité territoriale, l'unité et l'originalité nationale, l'héritage culturel ou les intérêts nationaux" ou "porter atteinte à la décence publique ou aux sentiments ethniques ou religieux" pourra être suspendue.
Les sources de financement feront l’objet de contrôles stricts de la part de l’Etat et pourront servir de prétexte pour fermer certaines organisations "indésirables".

La nouvelle loi risque donc d’entraîner une ingérence politique encore plus importante dans les activités de la société civile, et en particulier dans les zones de conflits.
La situation demeure particulièrement grave en Tchétchénie et dans toute la région du Caucase Nord.
Les défenseurs et militants des droits humains, ainsi que les journalistes indépendants abordant des sujets relatifs aux droits fondamentaux font l’objet d’actes de harcèlement, de poursuites, voire d’arrestations arbitraires ou même de "disparitions".



La Société pour l’amitié russo-tchétchène, la SART, est un exemple emblématique de cette stratégie d’intimidation.
Faisant quotidiennement état de graves violations des droits humains en Tchétchénie et dans d'autres régions du Caucase, la SART a été la cible d’un véritable harcèlement administratif de la part du fisc et du ministère de la Justice à partir de 2005.

Stanislav Dmitrievski
Stanislav Dmitrievski
Son directeur exécutif, Stanislas Dmitrievski a fait l'objet de menaces au travers de tracts le qualifiant de «traître» et l’accusant de soutenir les «terroristes».
Le 3 février 2006, il a été déclaré coupable d'«incitation à la haine raciale» pour avoir publié des articles non violents écrits par deux dirigeants indépendantistes tchétchènes.
Enfin, la SART a été fermée le 13 octobre 2006 en vertu d’une disposition de la loi sur les ONG qui rend illégal le fait d'être dirigée par une personne accusée d'activités «extrémistes ».
Amnesty International, estime que Stanislav Dmitrievski a uniquement été poursuivi et condamné pour avoir exercé de façon pacifique son droit à la liberté d'expression.




Le conflit en République tchétchène continue d’engendrer de graves atteintes aux droits humains, ce qui contredit la thèse officielle d’une situation «en voie de normalisation».
Non seulement les principaux coupables ne sont pas poursuivis, mais les personnes et les défenseurs des droits humains qui portent plainte auprès de la Cour européenne des droits de l’homme subissent des représailles.


Anna Politkovskaïa a reçu en 2001 le Prix mondial du journalisme décerné par la section britannique d'Amnesty.
 Le meurtre de la journaliste russe Anna Politkovskaïa le 7 octobre 2006, une des rares à encore dénoncer les atteintes aux droits humains en Tchétchénie, témoigne lui aussi des risques encourus par ceux qui ont le courage de travailler dans cette région.
Amnesty International estime qu'elle a été visée en raison de son travail d’investigation et a demandé qu’une enquête indépendante et impartiale soit menée par les autorités russes.






Agissez
26/11/2007 CETTE ACTION EST MAINTENANT TERMINéE : merci de l'avoir soutenue.
Très bientôt ici des informations complémataires






EN SAVOIR PLUS :

nos pages sur la situation des droits humains dans la Fédération de Russie


notre page spéciale "Assassinat d'Anna Politkovskaia"


Russie. Des journalistes pris pour cible pour avoir dénoncé des violations des droits humains Index AI : EUR 46/044/2006 - 9 octobre 2006


Russie. Des défenseurs des droits humains condamnés après avoir célébré la mémoire des victimes de la tragique prise d'otages à Beslan

Lev Ponomarev, dirigeant de l'organisation non gouvernementale "Mouvement pour les droits humains", a été condamné à trois jours de détention mardi 26 septembre 2006 pour avoir organisé une cérémonie à la mémoire des otages victimes de la tragédie de Beslan.
Le 3 septembre 2006, ce défenseur avait, conformément au droit russe, informé les autorités de son intention d'organiser un rassemblement sur la place Loubianka, dans le centre de Moscou.
communiqué de presse du 27 septembre 2006 - Index AI : EUR 46/042/2006