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01.10.2008
Non aux armes pour le Myanmar


Myo Thein, ancien prisonnier politique birman.
Myo Thein, ancien prisonnier politique et directeur de campagne Myanmar à la section britannique d’Amnesty International. Myo Thein lève des fers portés par les prisonniers politiques au Myanmar, durant sa prise de parole à l’occasion d’une manifestation à Trafalgar Square (Londres).
Du 25 au 29 septembre 2007, les forces de sécurité au Myanmar ont attaqué des manifestants pacifiques et fait violement irruption dans les monastères, en réaction à la plus grande manifestation civile que l’on ait vue dans le pays depuis 1988. Initialement, la réaction est venue de la police, mais très rapidement les militaires sont intervenus et ont tiré des munitions en caoutchouc et de vraies munitions, utilisé des gaz lacrymogènes et des bombes fumigènes. Ils ont réprimé les manifestations pacifiques, frappant les participants avec des matraques en caoutchouc et en bois. Des milliers de manifestants ont été arrêtés, des centaines blessés et au moins 31 tués, bien que le nombre réel dépasse certainement la centaine.
Des milliers ont été arrêtés, des centaines d’autres blessés et au moins 31 personnes ont été tuées bien que le nombre réel, dépasse certainement la centaine.

Au cours des quatre mois qui ont suivi la répression, les forces de sécurité du Myanmar ont continué à arrêter les manifestants et ceux soupçonnés de sympathiser avec eux, notamment des moines, des journalistes, des défenseurs des droits humains et des militants.
Les arrestations se passent généralement la nuit et parfois les membres de la famille, ou les amis des individus recherchés sont aussi pris en otage pour exercer une pression sur eux et les amener à se découvrir.

Au moins 700 prisonniers d’opinion restent détenus au Myanmar, en plus des quelque 1 150 prisonniers politiques qui étaient déjà en détention avant la répression de septembre. Au moins 29 des 700 prisonniers d’opinion ont été condamnés à des peines d’emprisonnement.

Parmi les quelque 1850 détenus on trouve principalement des personnalités politiques importantes, notamment Daw Aung San Suu Kyi, ainsi que Htay Kywe, U Gambira et d’autres dirigeants des récentes manifestations.

La répression a été conduite par les forces de sécurité du Myanmar qui ont utilisé des camions militaires, des matraques, des gaz lacrymogènes, des balles en caoutchouc, des lance-grenades, des fusils d’assaut, des revolvers et des munitions pour armes de petit calibre.

Amnesty International lance un appel aux principaux fournisseurs d’armes :
la Chine, l’Inde et la Russie
en leur demandant de cesser immédiatement tout transfert d’équipements militaires et de sécurité au Myanmar.

 



Agissez01/10/2008 : CETTE ACTION EST MAINTENANT TERMINEE . Merci de l'avoir soutenue.
Prochainement ici de plus amples informations sur son résultat.

 




En savoir plus EN SAVOIR PLUS

 

Myanmar. Amnesty International demande un embargo international complet sur les armes
Communiqué de presse du  1er octobre 2007 - Index AI : ASA 16/016/2007 

 Amnesty International demande ce 1er octobre au Conseil de sécurité des Nations unies d'imposer immédiatement un embargo international complet sur les armes à destination du Myanmar, car un nombre de sources croissant fait état d'homicides, de blessures graves et de détentions massives de manifestants pacifiques par les autorités du Myanmar.
Lire la suite


Document public - 28 septembre 2007 :
"Myanmar needs a comprehensive international arms embargo"
Index AI : ASA 16/014/2007 (uniquement en anglais)

 



Manifestation de bonzes à Rangoun
 Nos pages sur  la "Crise des droits humains au Myanmar "






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 Nos pages sur la thématique des transferts d'armements