SOMMAIRE
Résumé de la situation actuelle et des préoccupations d'Amnesty International
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Des Tibétains observant la police antiémeute chinoise qui prend position, Province de Xiahe Gansu, le 16 mars 2008.
© Andy Wong/AP/PA Photo
A l’approche des Jeux Olympiques de Pékin, Amnesty International est fortement préoccupée par la situation persistante des violations des droits humains en Chine et notamment par les événements survenus ces derniers jours au Tibet.
Nous recevons chaque jour des informations et des témoignages selon lesquels des policiers et des soldats chinois auraient eu recours à une force excessive, et dans certains cas à la force meurtrière, contre les manifestants tibétains à Lhassa et ailleurs.
Les autorités chinoises violent le droit des manifestants à la liberté d’expression, d’association et de réunion. Un très grand nombre de militaires ont été déployés dans la région et nous craignons de nouvelles violations des droits humains».
Amnesty International reconnaît que le gouvernement chinois a le droit et le devoir de défendre les personnes et les biens contre les actes de violence, et elle déplore les attaques à fondement raciste qui ont eu lieu.
Le droit international requiert cependant des autorités qu’elles réagissent à ces violences en ayant recours à des méthodes qui respectent les droits humains les plus élémentaires, et qu’elles se conforment aux principes de nécessité et de proportionnalité lorsqu’elles ont recours à la force.
Amnesty International demande aux autorités chinoises de :
- respecter le droit à la liberté d’expression, d’association et de réunion en s’abstenant d’arrêter des manifestants pacifiques ;
- ne pas recourir à une force excessive pour rétablir l’ordre ;
- rendre pleinement compte de toutes les personnes arrêtées et veiller à ce qu’elles ne soient pas torturées ni soumises à d'autres formes de mauvais traitements, à ce qu'elles puissent entrer en contact avec un avocat et recevoir des soins médicaux, à ce qu’elles soient présentées rapidement à un magistrat indépendant, et à ce qu’elles puissent remettre en question leur détention ;
- permettre aux Nations unies de mener une enquête indépendante sur les événements de ces derniers jours, en autorisant les enquêteurs à se rendre sur les lieux des affrontements et à rencontrer des témoins oculaires et des personnes arrêtées ; un accès similaire devrait aussi être accordé aux observateurs indépendants, y compris les journalistes et les organisations non gouvernementales de défense des droits humains.
RAPPEL
Amnesty International n’appelle pas au boycott des Jeux Olympiques de Pékin.
L’organisation mène une campagne d’envergure dans le cadre des JO 2008 de Pékin pour dénoncer les violations des droits humains en Chine et exiger la mise en place des réformes promises par les autorités elles-mêmes en 2001 lors de l’attribution des JO à Pékin.
Les Jeux représentent un tournant décisif permettant de mesurer la détermination du gouvernement chinois à améliorer la situation des droits humains dans le pays.
Amnesty International souhaite utiliser cette occasion de façon constructive, en mobilisant le grand public et le monde sportif en faveur de changements positifs.
Le respect, la protection et la réalisation des droits humains en Chine doivent figurer parmi les effets durables des Jeux Olympiques.
Dans le cas contraire, les Jeux de 2008 laisseront un mauvais souvenir, et la Chine conservera l’image d’un pays répressif à l’égard de sa population.
Ce pays doit donc faire un choix, dont il partagera la responsabilité avec le mouvement olympique.
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AGISSEZ EN FAVEUR DE JEUNES MOINES
Craintes de torture et d’autres formes de mauvais traitements envers :
Samten (h), 17 ans, monastère de Lungkar, province du Qinghai
Trulku Tenpa Rigsang (h), 26 ans, monastère de Lungkar, province du Qinghai
Gelek Pel (h), 32 ans, monastère de Lungkar, province du Qinghai
Lobsang (h), 15 ans, monastère d’Onpo, province du Sichuan
Lobsang Thukjey (h), 19 ans, monastère d’Onpo, province du Sichuan
Tsultrim Palden (h), 20 ans, monastère d’Onpo, province du Sichuan
Lobsher (h), 20 ans, monastère d’Onpo, province du Sichuan
Phurden (h), 22 ans, monastère d’Onpo, province du Sichuan
Thupdon (h), 24 ans, monastère d’Onpo, province du Sichuan
Lobsang Ngodup (h), 29 ans, monastère d’Onpo, province du Sichuan
Lodoe (h), 30 ans, monastère d’Onpo, province du Sichuan
Thupwang (h), 30 ans, monastère de Darthang
Pema Garwang (h), 30 ans, monastère de Darthang
Tsegyam (h), 22 ans, monastère de Kashi
Soepa (h), 30 ans, monastère de Mangye
Contexte
Selon des informations rendues publiques par le Centre tibétain des droits humains et de la démocratie (TCHRD), 15 moines tibétains ont été arrêtés le 10 mars pour avoir organisé une manifestation pacifique dans le Barkhor, à Lhassa, la capitale de la région autonome du Tibet. On ne dispose pas d’informations quant au lieu où ils se trouvent actuellement ou aux éventuelles charges retenues contre eux. Ils risquent sérieusement de subir des actes de torture ou d'autres formes de mauvais traitements.
Lundi 10 mars, des centaines de moines ont entrepris une marche entre le monastère de Drepung et le Barkhor. Un autre groupe, dont faisaient partie les 15 moines actuellement détenus, est parti du monastère de Sera, mais ses membres ont très vite été interpellés. Les moines appelaient le gouvernement à assouplir sa campagne de « rééducation patriotique », qui les force à dénoncer le Dalaï Lama et à subir la propagande des autorités chinoises.
Des mouvements de protestation ont éclaté dans d’autres monastères afin de soutenir les personnes arrêtées. Des laïcs ont également participé aux manifestations qui ont suivi à Lhassa, ainsi que dans d’autres régions du Tibet et dans les provinces voisines du Qinghai, du Gansu et du Sichuan, qui ont une forte population tibétaine. Le vendredi, le mouvement a pris une tournure violente, certains manifestants ayant spécifiquement pris des commerces chinois pour cibles avant d’y mettre le feu, et attaqué des personnes issues d’autres groupes ethniques.
Les autorités chinoises ont lancé un ultimatum aux protestataires afin qu’ils se rendent avant le lundi 17 mars minuit, heure de Pékin, s’engageant à faire preuve de clémence à l’égard de ceux qui obtempèreraient. Aujourd’hui, les rues de Lhassa seraient pour la plupart calmes et désertes.
Selon certaines informations, la police et l’armée ratissent des quartiers de la capitale tibétaine, maison par maison. Des témoins oculaires ont rapporté que des personnes avaient été traînées hors de chez elles. Des informations continuent de faire état de troubles dans les provinces voisines du Sichuan et du Gansu. Certains policiers et soldats chinois auraient en outre eu recours à une force excessive, et dans certains cas à la force meurtrière, contre les manifestants tibétains à Lhassa et ailleurs. Un très grand nombre d’hommes ayant été déployés dans la région, Amnesty International craint que de nouvelles violations des droits humains ne soient commises.
Les autorités empêchent la quasi-totalité des informations de sortir du Tibet et des régions avoisinantes. Depuis le 12 mars, les journalistes ne peuvent plus obtenir l’autorisation d’entrer au Tibet. Des reporters étrangers ont été évacués du Gansu, du Sichuan et du Qinghai gagnés par les troubles, ou s’en sont vu interdire l’accès.
Action terminée : merci de l'avoir soutenue
EN SAVOIR PLUS
On reste sans nouvelle d’un millier de manifestants depuis la fermeture du Tibet
Rapport public du 20 juin 2008
Amnesty International profite de ce que la flamme olympique est en route pour Lhassa pour exhorter le gouvernement chinois à fournir des informations sur les 1000 personnes, au moins, qui ont été arrêtées pendant les manifestations de mars dernier, et demander que les observateurs indépendants soient autorisés à se rendre au Tibet. LIRE LA SUITE
Chine. Compte à rebours avant les Jeux olympiques – Il reste peu de temps pour améliorer la situation des droits humains
Communiqué de presse du 31 mars 2008
Amnesty International a appelé les autorités chinoises à mettre immédiatement un terme aux mesures répressives contre les défenseurs chinois des droits humains à Pékin et dans d’autres régions de Chine, ainsi que contre les manifestants au Tibet et dans les régions voisines, à l’occasion du lancement d’un nouveau rapport intitulé "China: The Olympics countdown – crackdown on activists threaten Olympics legacy. "
"
LIRE :
le rapport "China: The Olympics countdown – crackdown on activists threaten Olympics legacy" (disponible en anglais seulement)
et le document intitulé " China: The Olympics countdown - crakdown on Tibetan protesters"(disponible en anglais seulement)
Le Tibet rayé de l’ordre du jour du Conseil des droits de l'homme
Communication du 26 mars 2008
Les discussions sur la situation au Tibet ont été écourtées pendant la réunion du Conseil des droits de l'homme de l’ONU, mardi à Genève.
LIRE LA SUITE
Texte complet de la déclaration qu’Amnesty International avait l’intention de lire devant le Conseil des droits de l'homme au sujet du Tibet
(25 mars 2008, en anglais)
Vidéo de la déclaration d’Amnesty International devant le Conseil des droits de l'homme
(25 mars 2008, en anglais)
Népal. La répression des manifestations pour le Tibet doit cesser immédiatement et les manifestants arrêtés doivent être libérés
Communiqué de presse du 24 mars 2008
Amnesty International a appelé les autorités népalaises à libérer immédiatement et sans condition toutes les personnes arrêtées en relation avec les manifestations sur le Tibet.
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Chine. Amnesty International est fortement préoccupée par la crise au Tibet
Communiqué de presse de Amnesty International France - 19 mars 2008 - réf : SF 08 M 19
A l’approche des Jeux Olympiques de Pékin, Amnesty International est fortement préoccupée par la situation persistante des violations des droits humains en Chine et notamment par les événements survenus ces derniers jours au Tibet.
«Nous recevons chaque jour des informations et des témoignages selon lesquels des policiers et des soldats chinois auraient eu recours à une force excessive, et dans certains cas à la force meurtrière, contre les manifestants tibétains à Lhassa et ailleurs, explique Geneviève Garrigos, Présidente d’Amnesty International France. Les autorités chinoises violent le droit des manifestants à la liberté d’expression, d’association et de réunion. Un très grand nombre de militaires ont été déployés dans la région et nous craignons de nouvelles violations des droits humains».
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Chine. Craintes de torture et d'autres formes de mauvais traitements
ACTION URGENTE du 18 mars 2008 - Index AI : ASA 17/057/2008
Selon des informations rendues publiques par le Centre tibétain des droits humains et de la démocratie (TCHRD), 15 moines tibétains ont été arrêtés le 10 mars pour avoir organisé une manifestation pacifique dans le Barkhor, à Lhassa, la capitale de la région autonome du Tibet. On ne dispose pas d'informations quant au lieu où ils se trouvent actuellement ou aux éventuelles charges retenues contre eux. Ils risquent sérieusement de subir des actes de torture ou d'autres formes de mauvais traitements.
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Le Tibet sous tension alors que les descentes de police se multiplient à Lhassa
Communiqué du 18 mars 2008
À Lhassa, la police chinoise a investi la ville et effectue des descentes dans les maisons pour retrouver les personnes impliquées dans les récents mouvements de protestation.
Le calme serait revenu dans les rues, maintenant désertes, de la capitale du Tibet, mais des troubles continueraient d’être observés dans des provinces chinoises voisines comptant une forte population tibétaine. Selon des informations émanant du Centre tibétain pour les droits humains et la démocratie, des centaines de Tibétains se sont rassemblés dans les rues de Garzê (Ganzi), dans la province du Sichuan, et la situation serait extrêmement tendue. Des informations font également état de manifestations dans la province du Gansu.
D’après certaines personnes, la « terreur » règne à Lhassa ; la police et l’armée fouillent les maisons une par une et procèdent à des arrestations. Les conditions de détention des personnes arrêtées suscitent de graves inquiétudes.
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Mouvements de protestation au Tibet. Il faut que les Nations unies mènent une enquête indépendante Communiqué de presse du 15 mars 2008
«Les autorités chinoises doivent autoriser les Nations unies à mener une enquête indépendante sur les événements qui ont eu lieu au Tibet au cours de la semaine qui vient s’écouler, a déclaré Amnesty International ce samedi 15 mars 2008. Ceci est d’autant plus nécessaire que la région a été bouclée au cours des derniers jours et qu’il y a longtemps que la surveillance de la situation des droits humains y est considérablement restreinte. La situation doit également attirer l’attention du Conseil des droits de l'homme actuellement en session.» LIRE LA SUITE
ACTION URGENTE du 18 mars 2008 - Index AI : Communiqué du 18 mars 2008
CONTEXTE
Nos pages sur la situation des droits humains en Chine
nos pages concernant l'approche des Jeux Olympiques 2008