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17.06.2009
Nigéria - Patrick Okoroafor

29 mai 2009 - Dernière nouvelle

 Après plus d’un an de campagne d’Amnesty International et d’ONG nigériannes, la peine de prison à durée indéfinie de Patrick a été commuée en une peine de prison de 10 ans par le gouverneur de l’Etat d’Imo.

Pourtant, alors que les commutations prennent en compte le temps de détention déjà passée, le gouverneur a signifié que cette peine débutait à compter du 29 mai 2009.

Cette peine ne prend pas en compte les 14 ans déjà passés derrière les barreaux par Patrick Okoroafor.

Il a aujourd’hui 28 ans, et est toujours en prison, malgré des conditions de détention qui mettent sa vie en péril.


Le 16 juin, journée de l’enfant africain, participez à la journée mondiale d’action pour libérer Patrick, en disant : " 14 ans ça suffit.      Libérez Patrick ! "




Agissez Mi-novembre 2009 CETTE ACTION EST MAINTENANT TERMINEE.
Merci de l'avoir soutenue !







16 juin 2009: Keziah Jones, artiste et musicien nigérian internationalement reconnu, se joint à Amnesty International pour demander la libération de Patrick Okoroafor
VOIR LA VIDEO :


 




Voir le DIAPORAMA des mobilisations en faveur de Patrick Okoroafor : 







Emprisonné «aussi longtemps qu’il plaira au gouverneur» suite à un procès inéquitable.

«Patrick s’est rendu au poste de police uniquement parce que les policiers voulaient inspecter une voiture que notre mère avait achetée à l’un des autres suspects.
C’est alors qu’ils l’ont arrêté.
Nous avons tenté de le faire libérer, mais les policiers ont refusé.
»

Le frère de Patrick.



«Le procès a été un cauchemar pour moi car je suis totalement innocent des faits qui m’ont été reprochés (...)
Ces années d’emprisonnement immérité, je les ai passées à pleurer, à prier et à lire..
»

Lettre de Patrick Okoroafor au gouverneur de l’État d’Imo, novembre 2001.


Patrick Okoroafor
Patrick Okoroafor est actuellement incarcéré dans la prison d’Aba dans l’État d’Abia au Nigéria.
Il a passé près de la moitié de sa vie en détention.


Arrêté à l’âge de 14 ans pour vol armé et enlèvement, crimes pour lesquels il a toujours clamé son innocence, Patrick est condamné à mort par le tribunal pour vol et usages d’armes à feu de l’État d’Imo en 1997, alors qu’il a 16 ans, avec six autres mineurs.
Il n’a pas eu le droit de contester cette décision en appel.
Après avoir adressé à l’administrateur militaire de l’État d’Imo un recours en grâce fondé sur son âge, celui-ci a commué sa condamnation à mort en peine de prison à vie en 1997.
Les six autres n’ont pas eu cette «chance», ils ont été exécutés en public le 31 juillet 1997.

Lors de sa détention, Patrick a été torturé par la police, qui lui aurait arraché des dents à l’aide d’une pince, et l’aurait ensuite supendu et frappé.


Patrick Okoroafor jeune
Portrait de Patrick Okoroafor jeune.
En octobre 2001, la Haute Cour de l’État d’Imo a conclu que le jugement de condamnation à mort devait être annulé car il était illégal, nul et sans effet. La Haute Cour a toutefois décidé que Patrick Okoroafor devait être maintenu en prison «aussi longtemps qu’il plaira au Gouverneur».

Son enfance lui a été volée, son long séjour en prison a de graves conséquences pour sa santé.
Selon les autorités pénitentiaires, Patrick Okoroafor souffre de crises d’asthmes violentes et fréquentes et les conditions de détention effroyables mettent aujourd’hui sa vie en danger.
Selon lui, sept cent cinquante détenus se partagent les cinq cents places de la prison. Il partage sa cellule avec soixante autres prisonniers.

Patrick Okoroafor a fait objet d’une condamnation à mort à l’âge de 16 ans, ce qui constitue une violation des normes internationales concernant l’application de la peine capitale pour des mineurs de moins de 18 ans.
Il n’a pas eu droit à un procès équitable et n’a jamais pu faire appel de sa condamnation.
En outre, sa détention «aussi longtemps qu’il plaira au Gouverneur», c’est-à-dire pour une durée indéterminée, constitue une forme de détention arbitraire.

Comme le montre le rapport d’Amnesty International de février 2008 (AI index : AFR 44/001/2008), Patrick est l’une des nombreuses personnes au Nigéria qui languissent dans les prisons dans le déni de droit le plus total : détentions arbitraires et prolongées sans jugement, actes de torture, ajournement de procès longs et répétés, absence de représentation juridique, de garantie du droit de faire appel, condamnations à mort au terme de procès inéquitables, mineurs condamnés à la peine capitale...

Un premier résultat : grâce à notre campagne et grâce à vous, le Gouverneur de l’Etat d’Imo a demandé la révision du cas de Patrick par le Comité en charge des demandes de grâce et le Procureur Général fédéral est intervenu deux fois dans le cas de Patrick auprès des autorités d’Aba et de l’Etat d’Imo.
Par ailleurs pour le jour de son anniversaire Patrick a reçu 200 cartes des militants d’Amnesty International.
Il continue à recevoir 20 à 30 lettres par jour.


 

29 mai 2009 - Dernière nouvelle

 Après plus d’un an de campagne d’Amnesty International et d’ONG nigériannes, la peine de prison à durée indéfinie de Patrick a été commuée en une peine de prison de 10 ans par le gouverneur de l’Etat d’Imo.

Pourtant, alors que les commutations prennent en compte le temps de détention déjà passée, le gouverneur a signifié que cette peine débutait à compter du 29 mai 2009.

Cette peine ne prend pas en compte les 14 ans déjà passés derrière les barreaux par Patrick Okoroafor.

Il a aujourd’hui 28 ans, et est toujours en prison, malgré des conditions de détention qui mettent sa vie en péril.


Le 16 juin, journée de l’enfant africain, participez à la journée mondiale d’action pour libérer Patrick, en disant : " 14 ans ça suffit.      Libérez Patrick ! "




Agissez Mi-novembre 2009 CETTE ACTION EST MAINTENANT TERMINEE.
Merci de l'avoir soutenue !








Solidarité Témoignez, par des messages de solidarité, votre soutien à Patrick Okoroafor, et à sa mère Monica Okoroafor :
LAISSEZ-LUI UN MESSAGE SUR NOTRE LIVRE D'OR EN LIGNE


Madame Okoroafor
Madame Okoroafor lit une lettre ouverte dans un journal nigérian, appelant à la libération de son fils. La lettre contenait des signatures collectées par des membres d'Amnesty International du monde entier. juillet 2008
OU ECRIVEZ PAR COURRIER POSTAL

- Écrivez vos messages en anglais de préférence, ou en français.

- Patrick est né le 11 juillet 1980, n’hésitez pas à lui souhaiter un bon anniversaire à cette date.

Vous pouvez aussi leur écrire directement aux adresses suivantes:

Patrick Okoroafor
Aba Prison
PMB 7020, Aba
Abia State
Nigeria

Mrs Monica C. Okorafor
Nr. 17 Umuahia Street Aladinma
Housing Estate, Owerri
Imo State
Nigeria

Rejoignez le comité de soutien mondial pour libérer Patrick sur Facebook  :
http://fr-fr.facebook.com/group.php?gid=51091435216

 

Voir aussi le site dédié à la campagne internationale pour libérer Patrick  :
http://patrickokoroafor.tumblr.com/




En savoir plus EN SAVOIR PLUS




Sur le cas de Patrick Okoroafor :

Téléchargez la fiche présentant Patrick Okoroafor (PDF)

Visionnez le témoignage du frère de Patrick :  http://www.youtube.com/watch?v=V7KASjXuXW4


Déclaration publique conjointe du 10 avril 2008 index AI : AFR 44/005/2008


Sur les droits de prisonniers au Nigéria :

Nigéria. « Pour qui vient le bourreau ? »
Document public du 21 octobre 2008 - Index AI: AFR 44/020/2008

Onze femmes et plus de 720 hommes sont actuellement sous le coup d'une condamnation à mort au Nigéria. Ils ont un autre point commun, hormis le fait de ne pas savoir quand ils seront exécutés : ils sont tous pauvres. Dès le premier contact avec la police, puis tout au long de leur procès, jusqu'à la procédure de recours en grâce, les personnes qui manquent de moyens financiers sont particulièrement désavantagées. Amnesty International et l'ONG nigériane Projet de défense et d'assistance juridique (LEDAP) demandent aux autorités nigérianes de décréter un moratoire sur les exécutions, conformément aux recommandations des experts qu'elles ont elles-mêmes mandatés.

Nigéria. « Pour qui vient le boureau ? » La peine de mort au Nigéria
Résumé du rapport du 21 octobre 2008 - Index AI: AFR 44/021/2008

NIGERIA : les droits de prisonniers systématiquement bafoués,
Rapport index AI : AFR 44/001/2008, février 2008 (en anglais)


Nigéria. La possibilité de consulter un avocat est un droit pour tous les détenus
Information du 29 février 2008


Extrait de rapport du "Un système pénitentiaire défaillant au Nigéria" - 26 février 2008