Dans le cadre de notre campagne d'Action de solidarité envers les associations
de lutte contre les violences à l'encontre des femmes ...
Des milliers de femmes ont été violées en Côte d’Ivoire à la suite de la crise politique de 2002 qui a donné lieu à un conflit armé.
Viols et agressions sexuelles ont été commis –parfois de façon systématique – par toutes les forces en présence lors du conflit
Les femmes victimes de ces crimes n’ont pu jusqu’à présent obtenir ni justice, ni réparation. A cause de l’insécurité permanente, elles continuent à vivre dans la peur de nouvelles attaques ou de représailles si elles dénoncent leurs agresseurs.
La plupart des femmes souffrant de blessures ou de maladies causées par le viol ne reçoivent pas les soins dont elles ont besoin.
Vingt et une organisations ivoiriennes de défense des droits humains se sont rassemblées en juillet 2007 pour discuter des moyens permettant de fournir une réparation juridique et médicale aux victimes des viols. A l’issue de cette rencontre, elles ont lancé un appel aux autorités ivoiriennes et à toutes les parties au conflit, ainsi qu’aux bailleurs de fonds de la communauté internationale, en leur demandant d’agir.
Un comité de suivi, le « Comité de réflexion sur la violence » composé de cinq associations a été mis en place. Il doit développer un programme d’action destiné en particulier à lutter contre l’impunité et à venir en aide aux victimes de ces violences.
Avril 2008 : Cette action lancée à l'occasion du 25 novembre, Journée pour l'élimination des violences faites aux femmes, est terminée.
Votre soutien a encouragé les associations qui luttent pour les droits des femmes.
Vous pouvez continuer à agir en faveur de Mao Hengfeng.
CONTEXTE
Amnesty International a publié en mars dernier un rapport sur les violences sexuelles commises contre des centaines, voire des milliers de femmes en Côte d’Ivoire entre 2000 et 2006.
Le viol, notamment dans les mois qui ont suivi l’insurrection de septembre 2002, a été utilisé massivement comme une arme par les différentes parties au conflit.
Amnesty International a mené des actions pour obtenir des autorités ivoiriennes qu’elles dénoncent ces actes, poursuivent les responsables présumés et favorisent la mise en place de programmes d’aide humanitaire aux victimes.
La publication par le gouvernement ivoirien d’une ordonnance d’amnistie en avril 2007 a suscité certaines inquiétudes quant à l’impunité dont pourraient bénéficier les auteurs de ces violences.
Une pétition aux autorités ivoiriennes avait été mise en ligne sur ce site sur ces différents points.
Fin juin, plus de 20 000 signatures recueillies dans plusieurs pays, notamment en France, accompagnées symboliquement de colliers brisés, ont été remises au Président de la République et au Premier Ministre ivoiriens.
Le Président Laurent Gbagbo a reçu une délégation d’Amnesty International le 12 juillet. Il a fermement condamné les violences sexuelles commises contre les femmes. La délégation a déclaré aux médias qu’elle se félicitait de cette condamnation et qu’elle appelait le Président Gbagbo à envoyer un message à la fois aux victimes et aux auteurs de ces actes, indiquant que les responsables seraient traduits en justice et que les victimes et leurs familles recevraient réparation.
En ce qui concerne l’ordonnance d’amnistie, le Ministre de la Justice a affirmé qu’elle excluait les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité
. Le Président a déclaré : «Je peux vous assurer que les victimes pourront à tout moment porter plainte.»
De son côté, le Ministre de la Santé a fait part à la délégation d’AI des actions gouvernementales en matière de prise en charge médicale et psychologique des victimes de violences sexuelles.
La délégation n’a pu rencontrer le Premier ministre en raison de l’attaque qui l’a visé dans le nord du pays fin juin.
Lors de son séjour dans le pays, la délégation d’Amnesty International a aussi réuni 21 organisations ivoiriennes de défense des droits humains pour parler des moyens permettant de fournir une réparation juridique et médicale aux victimes des viols.
A l’issue de cette rencontre, les associations, dont AI Côte d’ivoire, ont lancé un appel aux autorités ivoiriennes et à toutes les parties au conflit, ainsi qu’aux bailleurs de fonds de la communauté internationale, en leur demandant d’agir en ce sens.
EN SAVOIR PLUS :
nos pages
sur la situation en Côte d'Ivoire
en particulier la page : "Côte d'Ivoire. Les femmes et les jeunes filles, victimes oubliées du conflit "
sur les défenseurs des droits humains
nos documents et articles :
"L’amnistie exclut les crimes contre le genre humain," affirme le Président Laurent Gbagbo a une délégation d’Amnesty International
Communiqué de presse du 25 juillet 2007 - AI Index: AFR 31/009/2007
Côte d’Ivoire: Appel à la protection des femmes et des jeunes filles victimes de violences sexuelles
Déclaration Publique du 11 juillet 2007 - AI Index: AFR 31/008/2007
Côte d'Ivoire: Des colliers brisés pour demander réparation
Déclaration Publique du 28 juin 2007 - AI Index: AFR 31/007/2007
Côte d'Ivoire. Les femmes et les jeunes filles, victimes oubliées du conflit
Communiqué de presse du 15 mars 2007 - AI Index: AFR 31/004/2007
et RAPPORT PUBLIC : Index AI: AFR 31/001/2007
Lire l'article de notre mensuel LA CHRONIQUE d'avril 2007 "Les femmes ivoiriennes oubliées du conflit"
Témoignages de victimes de viol : «Côte d’Ivoire. Paroles de femmes et de jeunes filles, victimes oubliées du conflit»
index AI : AFR 31/002/2007 - 15 mars 2007
Article du mensuel international «Le Fil d’AI» mars 2007
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