France: urgence dans la lutte contre les violences faites aux femmes

Lutte contre les violences faites aux femmes : la France doit mieux faire

[07/03/2012]

Pour cette nouvelle journée internationale de la femme, et à l’approche des élections présidentielle et législatives, Amnesty International réitère ses recommandations adressées aux candidats appelant à renforcer la lutte contre les violences faites aux femmes en France.
En France, selon des chiffres officiels, une femme sur 10 est victime de violences conjugales et une femme meurt tous les 2,5 jours sous les coups de son conjoint ou concubin. Une meilleure coordination des moyens nécessaires à la lutte contre ces violences, un financement adéquat et le renforcement de la formation de tous les acteurs sont donc indispensables.

Lutte contre les violences au sein du couple, les mariages forcés et les mutilations sexuelles féminines. Le renforcement des mesures doit être effectif.

  • Le plan interministériel de lutte contre les violences faites aux femmes 2011-2013 a été publié en avril 2011 mais il ne prévoit aucune mesure concrète concernant les questions d’accueil et de prise en charge des victimes et il n’offre qu’une faible visibilité sur le calendrier des actions à entreprendre. En outre, l’effectivité des mesures annoncées dépendra largement du budget réellement alloué.
  • Deux rapports que le gouvernement devait remettre au parlement pour décembre 2010 et juin 2011 ne le sont toujours pas : l’un porte sur l’opportunité de créer un observatoire national des violences faites aux femmes et l’autre sur la formation de l’ensemble des acteurs concernés. Pourtant, ces rapports portent sur des points essentiels pour améliorer la lutte contre ces violences.

    Dans son appel lancé fin janvier 2012, Amnesty International France demande aux candidats de s’engager à :
    "Mettre en place un dispositif d’accueil et de prise en charge des femmes victimes de violences, notamment dans les commissariats, unités de gendarmerie et services médicaux, et renforcer la formation de tous les acteurs concernés".

Lutte contre la traite des êtres humains. Des mesures indispensables doivent être prises pour prévenir la traite des êtres humains et protéger les victimes.

En ratifiant la Convention de Varsovie du 16 mai 2005 sur la lutte contre la traite des êtres humains, la France s’est engagée à prendre de telles mesures, mais sa législation interne est loin d’être en conformité avec ses obligations internationales.
N’ont été publiés ni le plan national de lutte contre la traite des êtres humains, ni le décret créant la
structure nationale de coordination exigée par la Convention du Conseil de l’Europe pourtant ratifiée par la France.

Dans son appel lancé aux candidats, Amnesty International France leur demande de s’engager à :
"Mettre en place une structure nationale de coordination chargée de la lutte contre la traite des êtres humains conformément à la Convention de Varsovie du Conseil de l’Europe".


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