Grèce : le sort de réfugiés et de nourrissons entre les mains d'Aléxis Tsipras

Migrants sur une autoroute près d'Erdine - Turquie © Reuters
Migrants sur une autoroute près d'Erdine - Turquie © Reuters

[28/01/2016]

Mise à jour du 05/02/2016 :
Grâce à vos actions, les autorités ont ouvert l'accès au camp de transit à Idomeni le 2 février.
Les réfugiés et les migrants peuvent donc se mettre à l'abri le temps d'attendre de traverser la frontière avec l'ex-République yougoslave de Macédoine.

La situation à Polykastro, une ville frontalière entre la Grèce et l'ex République yougoslave de Macédoine, est désastreuse. En 24 heures, plus de 4 000 réfugiés, demandeurs d'asile et migrants sont arrivées dans cette ville et cherchent à passer la frontière pour continuer leur quête de sécurité. Hélas, puisque les autorités macédoines ferment de façon intermittente la frontière, des personnes bloquées sont contraintes d'attendre dans une station service avec des températures qui chutent en dessous de zéro.

Pourtant, des organisations, comme Médecins Sans Frontières et le Haut-Commissariat pour les réfugiés (HCR), avaient prévu ce problème et ont installé un camp de transit pour répondre aux besoins immédiats des personnes arrivant à la frontière à Idomeni, à 20 km de la ville de Polykastro. Actuellement, ce camp qui peut accueillir 1200 personnes ne fonctionne qu'à un tiers de sa capacité. Depuis mi-décembre 2015, les réfugiés, demandeurs d'asile et migrants qui se rendent en bus à Idomeni sont envoyés par la police vers la station-service de Polykastro. 

permettre aux réfugiés, demandeurs d'asile et migrants d'avoir accès au camp de transit d'Idomeni sans restrictions arbitraires, jusqu'à ce que les autorités puissent garantir des conditions d'accueil appropriées. 

garantir que tous les réfugiés, demandeurs d'asile et migrants amenés à la frontière avec l'ex-République yougoslave de Macédoine, ou qui atteignent par un autre moyen le camp d'Idomeni, aient librement accès à des services de base, comme un abri qui les protège du froid de l'hiver, des équipements sanitaires et des soins médicaux 24 heures sur 24, actuellement dispensés par des ONG et des agences humanitaires.