Arabie saoudite : arrestation de Samar Badawi

Samar Badawi et sa fille © Amnesty International
Samar Badawi et sa fille © Amnesty International

[13/01/2016]

Mise à jour 13/01/2016 mi-journée : Samar Badawi vient d'être relâchée mais elle sera de nouveau interrogée demain.

 

CONDAMNÉE POUR S'ÊTRE EXPRIMÉE

Selon des militants locaux, Samar Badawi a été arrêtée avec sa fille de 2 ans dans la matinée du 12 Janvier à Djeddah. Après quatre heures d'interrogatoire, elle a été transférée à la prison de Dhaban et doit comparaître devant un procureur le 13 janvier. Elle aurait été arrêtée, au moins en partie, dans le cadre de son rôle présumé dans la gestion du compte Twitter pour la libération de son ex-mari, l'avocat des droits humains emprisonné Waleed Abu al-Khair.

Son ex-mari, Waleed Abu al-Khair, purge une peine de prison de 15 ans dans le cadre de son travail pour protéger et défendre les droits humains. En 2015, nous avions publié une lettre de Samar exigeant sa libération.

Waleed Abu al-Khair doit être libéré immédiatement, pétition au Roi Salman d’Arabie Saoudite SIGNEZ

En Décembre 2014, le ministère de l'Intérieur avait déjà émis une interdiction de Voyage à l’encontre de Samar Badawi pour l'empêcher de se rendre à Bruxelles pour un événement sur les droits humains.

Samar Badawi est également la sœur du blogueur emprisonné Raif Badawi, qui a été condamné à 10 ans de prison et 1.000 coups de fouet pour la mise en place d'un site web de débat public. 

LE MÉPRIS DE L'ARABIE SAOUDITE POUR LES DROITS HUMAINS SE POURSUIT

Cette arrestation se produit une semaine après les exécutions de 47 personnes en une seule journée dont le cheikh Nimr al-Nimr

Ce pays ne cesse d'harceler et d'intimider les défenseurs des droits humains pour les faire taire. Elle fournit une nouvelle preuve accablante de l'intention des autorités de supprimer tous les signes de dissidence pacifique. 

Lire la tribune de Nicolas Kramayer, notre responsable du programme "Liberté d’expression", sur leplus.nouvelobs.com : Arabie saoudite : la soeur de Raif Badawi face à la répression. L'UE doit réagir