Japon : le nouveau ministre de la Justice veut reprendre les exécutions
[26/01/2012]
Deux jours après sa nomination le 13 janvier 2012, le ministre de la Justice, Toshio Ogawa, a fait part de son intention de reprendre les exécutions qu’il considère comme relevant de ses fonctions.
Toshio Ogawa, nommé ministre de la Justice le 13 janvier 2012, a fait part de son intention de reprendre les exécutions. En 2011, pour la première fois depuis 19 ans, le Japon n’a procédé à aucune exécution. Le risque de se voir ôter la vie est désormais plus élevé pour les quelque 130 condamnés à mort.
En 2011 le précédent ministre de la Justice, Hideo Hiraoka a résisté à de fortes pressions, en particulier celles exercées par le secrétaire général du gouvernement, et, pour la première fois depuis 19 ans, le Japon n’a procédé à aucune exécution au cours d’une année.
Les dernières exécutions remontent au 28 juillet 2010, date à laquelle Ogata Hidenori et Shinozawa Kazuo ont été pendus au centre de détention de Tokyo, après que la ministre, Keiko Chiba, cédant aux pressions eût finalement signé les ordres d’exécutions, malgré son opposition personnelle à ce châtiment.
Elle avait alors créé un groupe d’étude sur la peine de mort au sein du ministère de la Justice chargé de réfléchir à la question de la peine capitale au Japon. On ignore quand ce groupe d’étude doit rendre son rapport.
Quelque 130 prisonniers sont sous le coup d’une condamnation à mort au Japon.
Les condamnés sont exécutés par pendaison, généralement dans le plus grand secret. On ne leur annonce l’imminence de leur exécution que le matin même, et leurs proches sont généralement avertis de leur sort seulement après les faits.
Ces prisonniers vivent donc dans la peur constante d’être mis à mort. Le fait de subir cette tension continuelle pendant des années, voire des décennies, entraîne des dépressions et des maladies mentales chez les condamnés à mort.












