Japon : il ne faut pas reprendre les exécutions

Centre pénitentiaire de Tokyo dans lequel sont menées les exécutions © AI
Centre pénitentiaire de Tokyo dans lequel sont menées les exécutions © AI

[26/01/2012]

Le 15 janvier, le nouveau ministre de la Justice a déclaré publiquement qu’il prévoyait la reprise des exécutions, qu’il considère comme relevant de ses fonctions. Son prédécesseur, Hideo HIRAOKA, n’avait pas cédé aux énormes pressions l’incitant à procéder à des exécutions en 2011. Il a estimé que l’application de la peine capitale devait faire l’objet d’une réflexion plus approfondie avant que de nouvelles exécutions aient lieu. Tous les condamnés à mort risquent d’être exécutés à tout moment.

POUR EN SAVOIR PLUS : lire notre article "Japon : le nouveau ministre de la Justice veut reprendre les exécutions"

Le Japon ne doit pas reprendre les exécutions : SIGNEZ LE MESSAGE CI-DESSOUS adressé à M. Toshio Ogawa, Ministre de la Justice

A l'attention de M. Toshio Ogawa
Ministre de la Justice

Monsieur le Ministre,

Le 15 janvier 2012, vous avez fait part de votre intention de reprendre les exécutions. En 2011, pour la première fois en 19 ans, votre pays n’a procédé à aucune exécution. Moins de la moitié des pays de la région Asie-Pacifique recourent encore à ce châtiment ultime et irréversible. Parmi les nations du G8, seuls votre pays et les Etats-Unis procèdent encore à des exécutions.

Je vous demande instamment de ne pas signer d’ordre d’exécution et de soutenir les travaux du groupe d’étude sur la peine de mort, créé au sein de vos services par Keiko Chiba, ancienne ministre de la Justice.

Je vous prie également d’imposer un moratoire sur les exécutions pour encourager un débat national sur la peine capitale en vue de son abolition totale au Japon.

Respectueusement

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