Mettre fin à la peine de mort en Iran pour les infractions liées aux stupéfiants
[10/01/2012]
L’Iran se classe deuxième derrière la Chine pour le nombre d’exécutions menées chaque année. Les autorités iraniennes ne fournissent aucune statistique concernant le nombre d’exécutions annuelles, ni aucune information sur les personnes condamnées à mort. Il semble qu’elles dissimulent délibérément les informations sur l’ampleur des exécutions. En 2010, elles ont reconnu que 252 personnes, parmi lesquelles figuraient cinq femmes et un mineur, avaient été exécutées. Toutefois, Amnesty International a reçu des informations crédibles à propos de plus de 300 autres exécutions non reconnues officiellement.
C’est également l’un des derniers pays du monde à exécuter des mineurs délinquants.
Pour en savoir, plus, lire notre article "Iran : stop aux exécutions pour des infractions liées à la drogue"
SIGNEZ NOTRE PETITION CI-DESSOUS :
Guide suprême de la République islamique d’Iran
Ayatollah Sayed ‘Ali Khamenei
Excellence,
La peine de mort est la négation absolue des droits humains. En 2011, Amnesty International a recensé quelque 600 exécutions en Iran dont environ 81 % pour des infractions liées à la législation sur les stupéfiants. Les condamnations sont presque toujours prononcées à l’issue de procès, lorsqu’ils existent, manifestement inéquitables. Conformément au droit international, la peine de mort ne peut s’appliquer que pour les crimes les plus graves, au terme de procès équitables et ne doit pas être une peine obligatoire.
Le problème considérable de la drogue en Iran ne saurait être résolu en augmentant le nombre d’exécutions.
Nous vous appelons à commuer toutes les condamnations à mort, notamment celles prononcées pour des infractions liées à cette législation et celles qui, en violation du droit international, s’appliquent à des mineurs délinquants. Nous vous demandons d’abroger toutes dispositions contenues dans la loi antidrogue et dans la législation nationale qui autorisent la peine de mort ou la flagellation pour ce type d’infractions.
Amnesty International reconnait le droit des gouvernements à traduire en justice les personnes ayant commis des crimes avérés, mais s’oppose en toute circonstance et sans exception à la peine de mort.
Respectueusement
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