Armez-vous de vos responsabilités !

Armes et conflits armés

Chaque année, plus de 300 000 personnes sont tuées directement par des armes classiques, et bien plus encore sont blessées, brutalisées, déplacées de force et endeuillées à cause de la violence armée.

Campagne pour l’adoption d’un traité international sur le commerce des armes - VICTOIRE

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Armez-vous de vos responsabilités !

Mardi 2 avril 2013, les États membres des Nations unies ont adopté à une forte majorité un traité sur le commerce des armes qui interdira aux États de transférer des armes classiques dans d'autres pays lorsqu'ils sauront que ces armes serviront à commettre ou à faciliter des génocides, des crimes contre l’humanité ou des crimes de guerre.

 

 Nous vivons un moment historique. Après de longues années de campagne, la plupart des États ont décidé d'adopter un traité mondial susceptible d'empêcher les livraisons d'armes aux pays qui risquent de les utiliser pour commettre des atrocités.

Brian Wood, responsable du programme Contrôle des armes et droits humains.

 

Cet instrument oblige aussi tous les gouvernements à évaluer le risque que les armes, munitions ou composants transférés dans d'autres pays ne soient utilisés pour commettre ou faciliter de graves violations du droit international humanitaire et relatif aux droits humains. Les États ont accepté de ne pas autoriser ce type de transferts dès lors que ce risque est réel et ne peut être atténué.

Si l'on pense aux énormes intérêts économiques et au pouvoir politique qui sont en jeu pour les grands fabricants et exportateurs d'armes, ce traité est un hommage à la société civile qui a défendu l'idée de sauver des vies et de réduire la souffrance humaine, ainsi qu'aux gouvernements qui ont soutenu cet appel.

Widney Brown, directrice générale chargée du droit international et de la stratégie politique.

 

Depuis le début des années 1990, Amnesty International a joué un rôle majeur dans les efforts de la société civile et des lauréats du Prix Nobel de la paix pour obtenir des règles mondiales juridiquement contraignantes sur les transferts d'armes internationaux, afin de limiter les livraisons d'armement qui alimentent les atrocités et la violence.

Ce traité a été adopté après plus de six ans de délibérations au sein des Nations unies – au terme d'un processus qui a débuté en décembre 2006, quand l'Assemblée générale a décidé de consulter les États sur la faisabilité, le champ d'application et les critères d'un traité réglementant les transferts internationaux d'armes classiques.

Le traité sera ouvert à signature et à ratification le 3 juin 2013 lors de l'Assemblée générale des Nations unies, et entrera en vigueur peu après avoir été ratifié par 50 États.
Un nouveau marathon commence pour Amnesty International afin que le traité entre en vigueur au plus tôt, que les Etats parties l’adaptent dans leur droit national et qu’ils assurent sa bonne mise en oeuvre. Agissez avec nous, notre action continue !

 

Thématiques

Pistolet à impulsions électriques (de type Taser)

Utilisé en France depuis 2006 par la police nationale et la gendarmerie puis, en 2010, par des polices municipales, le pistolet à impulsions électriques (PIE) de type Taser fait l’objet d’une attention particulière de la part d’Amnesty International (AI).

Lanceur de balles de défense (de type Flashball)

Le Lanceur de Balles de Défense (LBD) est une arme permettant la projection de balles en caoutchouc. Classée en catégorie 4, cette arme n’est pas en vente auprès du public. La police nationale française et la gendarmerie sont équipées de LBD de calibre 40x46, « compact » ou de «  super-pro ». Ces armes individuelles dites « à létalité réduite » constituent un grand risque pour l’intégrité des personnes en cas de mauvaise utilisation, du fait de leurs caractéristiques techniques.

Violences policières en France

Homicides, mauvais traitements, usage excessif de la force, injures racistes, les cas de violations graves des droits humains commis, dans notre pays, par certains représentants de la force publique inquiètent depuis longtemps Amnesty International. D’autant qu’en l’absence d’enquêtes indépendantes, impartiales, efficaces et systématiques, leurs auteurs sont exposés à des sanctions sans commune mesure avec la gravité de leurs actes voire bénéficient, dans certains cas, d’une impunité de fait.