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Soudan. Les civil·e·s doivent être protégés contre l’intensification des attaques des Forces d’appui rapide dans la région du Kordofan
- Au moins 40 personnes auraient été tuées dans une attaque de drone aux abords d’El Obeid
- Les civil·e·s bloqués à El Obeid doivent être autorisés à quitter les lieux en toute sécurité
- Tous les États – en particulier les Émirats arabes unis – doivent cesser de fournir des armes aux Forces d’appui rapide
Les civil·e·s de la région du Kordofan, au Soudan, doivent être protégés, à l’heure où il est signalé que les attaques menées par les Forces d’appui rapide (FAR) s’intensifient dans cette zone, a déclaré Amnesty International mercredi 5 novembre.
Les FAR se sont emparées de la ville de Bara, dans le Kordofan du Nord, tout récemment et ont renforcé leurs attaques aux alentours de la ville voisine d’El Obeid. Le 3 novembre, une frappe de drone aurait tué au moins 40 personnes lors de funérailles aux abords d’El Obeid. En plus d’encercler El Obeid, les FAR ont aussi continué à assiéger la ville de Kadugli dans le Kordofan du Sud.
« Le monde ne peut continuer à tourner le dos aux civil·e·s soudanais, en particulier dans la région du Kordofan, quand les graves menaces qui pèsent sur eux sont manifestes. Il est indéfendable de rester sans agir alors que des civil·e·s risquent d’être tués par des combattants des FAR. Il ne doit pas y avoir de répétition des terribles massacres et atrocités signalés depuis El Fasher ces dernières semaines », a déclaré Agnès Callamard, secrétaire générale d’Amnesty International.
« Les FAR doivent immédiatement cesser toutes les attaques visant la population et les infrastructures civiles, et garantir un passage sûr aux civil·e·s essayant de quitter El Obeid et de se mettre en sécurité ailleurs. Tous les États alimentant le conflit au Soudan doivent immédiatement mettre un terme à cette situation. Les Émirats arabes unis en particulier doivent suspendre leur assistance militaire aux FAR, auxquelles ils fournissent notamment des armes.
« Les sympathisant·e·s internationaux et régionaux des FAR doivent aussi demander que leurs membres respectent le droit international humanitaire et garantissent que les civil·e·s soient protégés. Ils doivent aussi faire tout ce qui est en leur pouvoir afin de privilégier et d’améliorer l’établissement des responsabilités en relation avec ces violations.
Depuis que les FAR ont arraché le contrôle de la ville d’El Fasher aux Forces armées soudanaises (FAS) le 26 octobre, des vidéos ayant émergé ont révélé une série de massacres et d’attaques contre les civil·e·s.
Le monde ne peut continuer à tourner le dos aux civil·e·s soudanais, en particulier dans la région du Kordofan, quand les graves menaces qui pèsent sur eux sont manifestes
Agnès Callamard, secrétaire générale d’Amnesty International
Dans une déclaration, le 3 novembre, le Bureau du procureur de la Cour pénale internationale s’est dit alarmé par certaines informations provenant d’El Fasher selon lesquelles des massacres, des viols et d’autres crimes ont été commis lors d’attaques menées par les FAR.
« La communauté internationale – notamment les Émirats arabes unis, le Conseil de sécurité des Nations unies, les États membres de l’Union européenne, le Royaume-Uni, la Russie et la Chine – a manqué à ses devoirs envers la population soudanaise. Elle doit exercer de toute urgence des pressions sur le commandement des FAR afin de les inciter à mettre un terme à leurs attaques brutales contre les civil·e·s », a déclaré Agnès Callamard.
Amnesty International demande aussi aux organes concernés au niveau régional – notamment l’Union africaine, l’Autorité intergouvernementale pour le développement, l’Organisation de la coopération islamique, et la Ligue arabe – de faire également pression sur les FAR afin qu’elles cessent de s’en prendre aux civil·e·s.
Complément d’information
Le conflit en cours au Soudan a commencé en avril 2023. Il a fait des dizaines de milliers de morts et a entraîné le déplacement de plus de 12 millions de personnes, devenant la plus grande crise humanitaire au monde. Les Forces d’appui rapide (FAR), un groupe paramilitaire qui combat les Forces armées soudanaises (FAS), assiègent El Fasher depuis mai 2024. Le 26 octobre, les FAR ont affirmé qu’elles avaient conquis plusieurs zones d’El Fasher, la dernière grande ville du Darfour qui était encore contrôlée par les FAS. Le 27 octobre, ces dernières ont annoncé s’être retirées de la ville.
El Fasher comptait plus de 1,5 million d’habitant·e·s, dont des centaines de milliers de personnes déplacées à l’intérieur du pays qui avaient fui les combats touchant d’autres régions du Darfour au début des années 2000 et lors du conflit en cours. On estime qu’environ 260 000 civil·e·s étaient piégés dans cette ville à l’approche des attaques du 26 octobre.
Amnesty International a enquêté sur des crimes de guerre imputables aux FAR et à des milices arabes alliées, qui ont perpétré ensemble des attaques ciblées en fonction de critères ethniques contre les Masalits et d’autres communautés non arabes dans l’État du Darfour occidental.
L’organisation a précédemment recensé comment le conflit au Soudan est alimenté par un afflux constant d’armes dans le pays, qui constitue une violation flagrante de l’embargo sur les armes existant déjà dans le Darfour.
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