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Une année de haine et de peur

Des policiers de New York arrêtent une femme qui participait à une marche 'Day Without a Woman' © Lucas Jackson/REUTERS

En 2017, le monde a de nouveau fait face à de terribles crises et des dirigeants de premier plan ont multiplié les discours de haine et de peur pour tenter de diviser les opinions.

Face à ces graves dérives, des milliers de personnes se sont mobilisées, partout dans le monde.

Chaque année, nous publions notre rapport annuel qui dresse un état des lieux unique de la situation des droits humains dans le monde, couvrant 159 pays

Tour d’horizon.

La contagion des discours de haine.

Cette année encore, les discours de haine et les slogans xénophobes se sont multipliés et ils sont de plus en plus visibles et décomplexés. On a pu les entendre lors des rassemblements de partisans de la suprématie blanche à Varsovie (Pologne), lors des émeutes de Charlottesville (États-Unis) ou lors de la vague de répression qui a ciblé des personnes LGBTI.

La manière dont les autorités se permettent, partout dans le monde de dénigrer les réfugiés et les migrants participe de cette même logique. Si les propos du gouvernement de Donald Trump à l'encontre des réfugiés ont fait les gros titres des journaux en début d’année 2017, notre rapport souligne que la politique xénophobe des États-Unis est loin d’être un cas isolé.

Cette décision des États-Unis d’interdire l’entrée sur le territoire aux personnes issues de plusieurs pays à majorité musulmane a donné le ton : tout au long de l’ année, des dirigeants du monde entier ont adopté des discours et des politiques de haine aux conséquences extrêmement dangereuses pour l’ensemble des droits humains.

Mais si la politique de Donald Trump a sans conteste ouvert une nouvelle ère dans la régression des droits humains, des dirigeants de tous les pays ne l’ont pas attendu pour se livrer à des attaques en règle contre les réfugiés, comme le font depuis plusieurs années les dirigeants d’Australie, ou de Hongrie, qui désignent les réfugiés et les migrants comme un problème dont il faut se débarrasser. La campagne militaire de nettoyage ethnique menée contre les Rohingyas au Myanmar à l’automne 2017 a quant à elle montré les conséquences directes et dramatiques de ces discours de haine qui désignent des minorités comme boucs émissaires.

Lire aussi : 2017 et la liberté d'expression

La défaillance des États

L'année dernière a été marquée par l'aggravation de la crise pour les Rohingyas, victimes d'un régime d’apartheid au Myanmar © K M Asad/LightRocket/Getty Images

Les États sont censés être les premiers à garantir les droits humains, mais ils sont de plus en plus nombreux à les attaquer ouvertement et à cibler ceux qui les défendent. Des dirigeants tels qu'Abdel Fattah al Sissi, Rodrigo Duterte, Nicolás Maduro, Vlaldimir Poutine, Donald Trump et Xi Jinping n’ont plus aucun scrupule à s’en prendre directement aux droits de millions de personnes.

La faiblesse des réactions face aux crimes contre l'humanité et aux crimes de guerre commis au Myanmar, en Irak, au Soudan du Sud, en Syrie ou encore au Yémen ne fait que souligner le cruel manque de volonté des États et de la communauté international de jouer leur rôle en matière de protection des droits humains.

Notre rapport atteste d’une dramatique régression dans le monde entier : répression du droit de manifester en France, les tentatives pour remettre en cause certains des droits des femmes aux États-Unis, en Russie ou encore en Pologne… la liste des atteintes est malheureusement très longue.

Dans le même temps, de nombreux États n’assument pas suffisamment leur responsabilité en termes de respect des droits économiques, sociaux et culturels. L’accès au logement, aux soins, à l’éducation voire à l’alimentation sont loin d’être garantis pour encore trop de personnes dans le monde. Pourtant, priver des personnes de ces droits fondamentaux, c’est entretenir les inégalités et l’instabilité et c’est pénaliser l’avenir de pans entiers de populations, qui alimente le désespoir et les risques de violences.

Les gouvernements opèrent ainsi un grave retour en arrière et reviennent sans vergogne sur des protections durement acquises au fil des décennies.

Lire aussi : 1 an en France

#MeToo, Black protest, No ban No Wall...Le sursaut des citoyens

Des joueurs de football américain s'opposant à la politique et aux propos de Donald Trump, pour dénoncer le racisme. © Joe Amon/The Denver Post/Getty Images

Dans ce contexte, ce sont les populations et les défenseurs des droits qui, partout dans le monde, se sont élevés pour dénoncer les agissements des gouvernements et exiger le respect de leurs droits. Les politiques rétrogrades des gouvernements ont ainsi incité de nombreuses personnes à rallier des combats alors qu’elles ne s’étaient jamais engagées avant.

Ainsi, face à la multiplication des annonces attentatoires aux droits de  Donald Trump, des milliers de personnes se sont mobilisées aux États-Unis et au-delà, pour les dénoncer et exiger le respect des droits. Leur mobilisation  rappelle que le combat pour la défense des droits universels se mène aussi au niveau citoyen sur le terrain. Et la mobilisation paie. En 2017, de nombreuses victoires ont ainsi été remportées par des militants des droits humains : levée de l'interdiction totale de l'avortement au Chili, avancée vers l'égalité face au mariage à Taïwan et victoire historique contre les expulsions forcées à Abuja, au Nigeria. Ces exemples prouvent que le combat pour les droits humains peut réussir.

La grande Marche des femmes aux États-Unis témoigne aussi de l'influence grandissante des nouveaux mouvements sociaux dans la rue ou en ligne, comme le phénomène #MeToo et le mouvement « Ni Una Menos » en Amérique latine – qui dénoncent la violence à l'égard des femmes et des filles.

 Ces mouvements rappellent que les revendications pour l’égalité, la dignité et la justice sont universels et que ce sont des combats d’aujourd’hui.

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