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Façade du Palais de l’Élysée dans le dans le 8e arrondissement de Paris - CC - Erwmat

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Elections 2017 : pour une politique respectueuse des droits humains

Le rendez-vous présidentiel est l’occasion pour Amnesty International de rappeler l’exigence de la Déclaration universelle des droits de l’homme, fondement de notre République. Une tribune de Camille Blanc, Présidente d'Amnesty International France.

Le rendez-vous présidentiel est l’occasion pour Amnesty International de rappeler l’exigence de la Déclaration universelle des droits de l’homme, fondement de notre République :

Favoriser le progrès social et instaurer de meilleures conditions de vie dans une liberté plus grande »

Les candidat.e.s à la présidence de la République doivent s’engager à mettre le respect des droits humains au cœur des politiques qu’ils/elles veulent pour la France. Les candidat.e.s doivent être guidé.e.s par « la foi dans les droits fondamentaux de l’homme, dans la dignité et la valeur de la personne humaine, dans l’égalité des droits des hommes et des femmes » proclamée par les signataires de la Déclaration.

La France est confrontée à de graves difficultés – menace terroriste, crise économique, crise des réfugiés. Ce contexte dangereux exige des candidat.e.s le refus des réponses démagogiques, des discours stigmatisants et discriminants. La France doit rester fidèle à la fois à ses valeurs fondamentales et à ses engagements internationaux en matière de droits humains. Leur respect n’est pas l’ennemi de la lutte contre le terrorisme à l’intérieur du pays.

Si protéger les citoyens est un devoir pour les élu.e.s de la Nation, cet objectif ne peut être poursuivi en opposant sécurité et liberté, en rognant libertés fondamentales d’expression et de manifestation. A l’extérieur, une politique respectueuse des droits humains exige de ne pas les sacrifier sur l’autel de cyniques enjeux économiques. Dans les enceintes multilatérales, des représentant.e.s de la France réclament la protection des civils et des personnes fuyant la guerre et les persécutions. Mais ces bonnes paroles sont démenties par le refus de la France de prendre sa juste part de responsabilité, d’accueillir et protéger davantage de réfugiés, tout en continuant de vendre des armes à des pays où le risque qu’elles soient employées en violation du droit international existe.

Outre le fait que ces discours, ces législations et ces pratiques ternissent l’image d’une France accueillante et soucieuse des droits humains, ils sont dangereux et porteurs de graves fractures et tensions au sein de notre société. Il faut au contraire ne pas courber l’échine face aux circonstances, réaffirmer que la primauté et le respect absolu des droits de la personne et de sa dignité ne sont pas négociables. Cette conviction requiert de la part des candidat.e.s à l’élection présidentielle une fermeté à la hauteur des enjeux et des hautes fonctions politiques auxquelles ils/elles prétendent.

C’est le sens de ces dix engagements qu’Amnesty International France soumet aux candidat.e.s à l’élection présidentielle. L'une ou l'un d'entre eux aura la charge de promouvoir, protéger et garantir les droits humains en France et dans le monde. Nous y veillerons.

- Camille Blanc, Présidente d'Amnesty International France

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