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Senegal - manifestations - John Wessels - AFP
Un manifestant fait un geste vers la police lors d'une manifestation à Dakar le 8 mars 2021 / © John Wessels - AFP

Un manifestant fait un geste vers la police lors d'une manifestation à Dakar le 8 mars 2021 / © John Wessels - AFP

Un manifestant fait un geste vers la police lors d'une manifestation à Dakar le 8 mars 2021 / © John Wessels - AFP

Liberté d'expression

Sénégal : des manifestants tués par la police

Il y a un an, le Sénégal traversait la pire crise de son histoire récente. Suite à l’arrestation de l’opposant politique Ousmane Sonko, la jeunesse sénégalaise est descendue dans la rue : jour après jour, les manifestations ont gagné plusieurs villes du pays. Les autorités les ont réprimées dans la violence : usage excessif de la force, tirs de grenades lacrymogènes, tirs à balles réelles. 14 personnes ont été tuées. Un an après, ces crimes restent impunis. Les familles des victimes attendent justice et vous pouvez agir !

Mourir, sous les balles de la police : c’est ce qui est arrivé à plusieurs personnes au Sénégal, en mars 2021. Jusqu’à présent, aucune justice n’a été rendue.

Face à la gravité de ces faits, une réaction s’impose : les autorités sénégalaises ont le devoir de permettre aux familles des victimes un accès à la justice et de protéger et de garantir le droit de manifester.

Juin 2022 : la situation du droit de manifester au Sénégal

Les morts en manifestations et les interdictions répétées de manifester continuent au Sénégal. Le 17 juin, de nouvelles manifestations ont éclaté à Dakar et dans les villes de Bignona et Ziguinchor pour dénoncer le rejet du Conseil constitutionnel de la liste d’opposition pour les prochaines élections législatives. Trois personnes sont mortes pendant les manifestations. Des leaders de l'opposition et des dizaines de manifestants ont été arbitrairement arrêtées.

Nous appelons à l’ouverture d’une enquête indépendante et impartiale, sans délai. Le droit de manifester doit être protégé par les autorités sénégalaises.

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Parmi les victimes, Cheikh Wade. Il avait 32 ans et était tailleur dans un quartier nord de la capitale. Le 8 mars 2021 à Dakar, comme des milliers de Sénégalais, Cheikh est descendu dans la rue pour protester. Un policier a tiré. Cheick a reçu une balle dans la nuque. Il en est mort. Cheikh Wade a été tué par un policier. 

Qui aurait pu imaginer que tu perdrais la vie simplement pour avoir participé à une manifestation ? Pourtant, manifester pacifiquement était ton droit de citoyen, toi qui avais toi-même cousu le drapeau du Sénégal avec lequel les passants ont recouvert ton corps. 

Ngoné Wade, la sœur jumelle de Cheikh Wade 

Lire aussi : La lettre de la sœur jumelle de Cheikh à son frère 

Une vidéo de ce drame a largement circulé sur les réseaux sociaux. Nous avons pu l’authentifier : Cheikh Wade est bien mort d’un tir de la police. On y voit un agent de police viser et tirer sur le jeune homme. Une voiture de police s’approchera ensuite de son corps pour ensuite le dépasser, sans intervenir pour tenter de lui porter secours. 

Je me souviens comme hier de ce lundi 8 mars, de cette vidéo circulant sur les réseaux sociaux et qui en avait a choqué plus d’un. J’ai regardé, comme beaucoup de Sénégalais, la vidéo de cet homme froidement abattu par un policier. J'étais loin de m'imaginer que les derniers instants de cet homme dans la vidéo étaient les tiens, Cheikh. Mon frère, mon jumeau, parti si brusquement. 

Ngoné Wade, la sœur jumelle de Cheikh Wade 

L’officier de police responsable de la mort de Cheikh n’a toujours pas été traduit en justice, malgré le dépôt de plainte de la famille.

Nous sommes aujourd’hui aux côtés de sa famille pour unir nos voix et demander une chose : que justice soit faite. Treize autres victimes ont connu le même sort que celui de Cheikh : tuées lors des manifestations de mars 2021 au Sénégal. Pour toutes les victimes, pour leur famille, pour la justice, vous pouvez agir. 

3 actions possibles 

Signer la pétition 

Envoyer un message de solidarité à la famille de Cheikh 

Agir sur les réseaux sociaux 

Agir

1. Signer la pétition

Nous avons lancé une pétition à l’international, qui est adressée aux autorités sénégalaises pour demander que justice soit rendue aux victimes de la répression des manifestations de mars 2021. Ajoutez votre signature pour que la voix des familles des victimes soit entendue ! 

Agir

2. Envoyer un message de soutien à la famille de Cheikh

Agir passe aussi par soutenir. Les familles des victimes ont besoin de sentir la force de la solidarité internationale dans leur quête de justice. Nous vous proposons d’écrire un message de soutien à la famille de Cheikh dans une carte en ligne. Nous remettrons tous vos messages à la famille en juin 2022.

Le soutien moral est extrêmement précieux. Alors n’hésitez plus, un simple message « On vous soutient » ou « Vous n’êtes pas seuls » est un acte de solidarité fort !  

Agir

3. Partager notre reportage

Informer, sensibiliser c’est aussi une forme d’action. Nous vous proposons de relayer sur vos réseaux sociaux notre reportage sur la répression des manifestations de mars 2021 au Sénégal et l'absence de justice un an après.

Reportage à visionner ici

Voici un message type, prêt à être relayé sur votre compte Twitter :

Retour sur la pire crise que le Sénégal a connu en dix ans.  

En mars 2021, les autorités ont violemment réprimées les manifestations. On compte quatorze morts. Depuis, pas de justice.  

Pour agir 👉https://bit.ly/3rGdkOe

Au Sénégal, le règne de l’impunité

Ces dernières années au Sénégal, la tendance est à l’impunité. Les procédures pour usage excessif de la force ou homicides illégaux par les forces de police sont rarement arrivées à leur terme. Si aucune réponse des autorités n’est apportée, l’impunité risque de devenir la norme. Dans le cas précis des manifestations de mars 2021, les responsables des crimes doivent être poursuivis et des réparations aux familles des victimes doivent être apportées. Nous y veillerons.

Sénégal : des manifestants tués par la police - Amnesty International France