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Ramy Shaath

Ramy Shaath

Ramy Shaath

Liberté d'expression
Mobilisation

4 choses à faire pour la libération de Ramy Shaath

Le 5 juillet 2019, le défenseur des droits humains égypto-palestinien, Ramy Shaath a été placé en détention provisoire en Egypte. De « provisoire », cette détention n’en a que le nom. Ramy est emprisonné injustement depuis plus de 300 jours.  Les visites familiales ont été interdites depuis le 10 mars dernier. Les déplorables conditions de détention, et les restrictions en matière d’accès aux soins font craindre une propagation du COVID-19 dans les prisons. Il est urgent d’agir pour la libération de Ramy !

Mise à jour du 07/07/2020 : Suite à votre mobilisation pour #FreeRamyShaath, il semblerait que la boîte mail de l'ambassade d'Egypte soit saturée ! On maintient la pression :  envoyez un courrier à l'ambassade pour lui montrer votre détermination !

Ramy Shaath est harcelé par les autorités égyptiennes depuis de nombreuses années en raison de son militantisme politique.  Il a cofondé le mouvement BDS en Egypte.  Ce mouvement non-violent milite pour demander à Israël de rendre des comptes sur les violations des droits humains commises dans la région.

Arrêté en juillet 2019, sa détention provisoire a été renouvelée 13 fois pour des périodes de 15 puis 45 jours. Selon le droit égyptien, cela peut durer jusqu’à deux ans ! Les charges qui pèsent contre lui sont sans fondement et uniquement liées à son exercice pacifique du droit à la liberté d’expression et à la participation aux affaires publiques.  

Le 18 avril, suite à une décision des autorités égyptiennes, le nom de Ramy Shaath a été ajouté à la liste égyptienne des terroristes pour une durée de cinq ans. Cette décision a été prise en l’absence de Ramy et de ses avocats. L’ajout à cette liste signifie l’interdiction de voyager, le gel de ses actifs, et la saisie de son passeport égyptien de Ramy. 

Une campagne internationale exigeant la libération de Ramy a déjà permis de mobiliser les autorités françaises. Une tribune signée par plus de 60 députés et eurodéputés français de partis politiques différents a notamment été publiée dans Le Monde. L’ONU, l’UE, et plusieurs organismes internationaux ont publié des déclarations demandant la libération de Ramy. Il faut maintenir la pression, l’Egypte ne pourra pas continuer à faire la sourde oreille ! Ajoutez votre voix !

Deux minutes, c’est le temps qu’il faut pour interpeller l’ambassadeur d’Egypte en France et le procureur général Hamada Al-Sawi par email, courrier ou Twitter. Ensemble, exigeons la libération immédiate de Ramy Shaath et de tous les prisonniers d’opinion en Egypte !

Agir

1. Agir sur Twitter

Adressez vos tweets au Président Al-Sissi, ainsi qu’au Ministère des affaires étrangères  

Militer n’est pas un crime ! @mfaegypt et @alsisiofficial, il faut libérer #RamyShaath et tous les prisonniers d opinion en Egypte.

#FreeRamyShaath cc@BDS

ou partager ce thread Twitter sur la situation de Ramy

2. Envoyer un message de soutien et de solidarité à Ramy

Une adresse email a été créée par la famille de Ramy Shaath. Vous pouvez y déposer vos messages de soutien et de solidarité. Il est important pour les prisonniers d’opinion de savoir qu’on ne les oublie pas. Une action qui semble anodine, mais quand on est enfermé dans des conditions inhumaines avec ce sentiment d’injustice, recevoir des centaines, voire des milliers de messages de solidarité venus du monde entier est un soutien moral extrêmement précieux. Alors n’hésitez plus, un simple message « on vous soutient », « vous n’êtes pas seul », est un acte de solidarité fort ! 

Adresse email : freeramyshaath@gmail.com

3. Envoyer un courrier à l’Ambassade d’Egypte

Monsieur l'Ambassadeur, Ehab Ahmed Badawy                                                                                          

Ambassade Egypte

56 Avenue d’lena, 75016 Paris

Le 5 juillet 2019, vers 0 h 45, au moins une douzaine de policiers lourdement armés ont pris d’assaut le domicile cairote du militant politique Ramy Shaath, sans s’identifier ni présenter de mandat d’arrêt. Les policiers ont fouillé les lieux et ont saisi des ordinateurs, des disques durs et des téléphones portables. Ils ont arrêté Ramy Shaath et son épouse, Céline Lebrun Shaath, professeure d’histoire et responsable associative, qui a été expulsée illégalement vers la France plus tard dans la journée, alors qu’elle résidait légalement en Égypte depuis mars 2012. 

Les forces de sécurité ont transféré Ramy Shaath dans un lieu tenu secret, sans révéler ce qu’il était advenu de lui pendant environ 36 heures. Les agents du poste de police de Qasr el Nil, dans le centre-ville du Caire, ont affirmé à sa famille et ses avocats qu’il n’était pas entre leurs mains. Par la suite, un avocat a informé la famille que Ramy Shaath avait comparu devant un procureur du parquet de la Sûreté de l’État, au Nouveau Caire. Il n’a pas été autorisé à appeler sa famille ni ses avocats, et a été représenté pendant son interrogatoire par un avocat qui se trouvait sur place. 

Selon la famille, le procureur a informé Ramy Shaath qu’il était accusé d’« assistance à un groupe terroriste ». Il ne l’a toutefois interrogé que sur la nature de ses activités politiques en Égypte et n’a fourni aucune preuve à son encontre. Il a fondé ses accusations sur un dossier secret de l’Agence nationale d’investigation (NSA), malgré un arrêt rendu en 2015 par l’une des plus hautes juridictions égyptiennes, la Cour de cassation, qui a statué que les enquêtes de l’agence ne constituaient pas des preuves à elles seules. En outre, le procureur n’a autorisé ni Ramy Shaath ni ses avocats à examiner les éléments d’enquête de la NSA. 

À la lumière de ces éléments, je vous demande de libérer immédiatement et sans condition Ramy Shaath, car il s’agit d’un prisonnier d’opinion, détenu uniquement pour avoir exercé pacifiquement son droit à la liberté d’expression et à la participation aux affaires publiques. Je vous prie également de veiller à ce que, dans l’attente de sa libération, il soit autorisé à consulter ses avocats et traité dans le respect de l’Ensemble de règles minima pour le traitement des détenus. J’appelle enfin les autorités égyptiennes à enquêter sur le refus d’assistance consulaire qui a été opposé à l’épouse de Ramy Shaath, Céline Lebrun Shaath, ressortissante française, ainsi que sur l’expulsion illégale d’Égypte dont celle-ci a ensuite fait l’objet, et à lui offrir des voies de recours efficaces. 

Veuillez recevoir, l’expression de ma haute considération.

4. Envoyer un courrier au Procureur général Hamada Al-Sawi

Vous pouvez également envoyer ce message par courrier au Procureur général Hamada Al-Sawi, en l’adressant au bureau du Procureur.

Office of the Public Prosecutor

Madinat al-Rehab, Cairo, Égypte

Fax : +202 2577 4716

Destinataires

Hamada Al-Sawi, Procureur général 

Monsieur le Procureur général, 

Le 5 juillet 2019, vers 0 h 45, au moins une douzaine de policiers lourdement armés ont pris d’assaut le domicile cairote du militant politique Ramy Shaath, sans s’identifier ni présenter de mandat d’arrêt. Les policiers ont fouillé les lieux et ont saisi des ordinateurs, des disques durs et des téléphones portables. Ils ont arrêté Ramy Shaath et son épouse, Céline Lebrun Shaath, professeure d’histoire et responsable associative, qui a été expulsée illégalement vers la France plus tard dans la journée, alors qu’elle résidait légalement en Égypte depuis mars 2012. 

Les forces de sécurité ont transféré Ramy Shaath dans un lieu tenu secret, sans révéler ce qu’il était advenu de lui pendant environ 36 heures. Les agents du poste de police de Qasr el Nil, dans le centre-ville du Caire, ont affirmé à sa famille et ses avocats qu’il n’était pas entre leurs mains. Par la suite, un avocat a informé la famille que Ramy Shaath avait comparu devant un procureur du parquet de la Sûreté de l’État, au Nouveau Caire. Il n’a pas été autorisé à appeler sa famille ni ses avocats, et a été représenté pendant son interrogatoire par un avocat qui se trouvait sur place. 

Selon la famille, le procureur a informé Ramy Shaath qu’il était accusé d’« assistance à un groupe terroriste ». Il ne l’a toutefois interrogé que sur la nature de ses activités politiques en Égypte et n’a fourni aucune preuve à son encontre. Il a fondé ses accusations sur un dossier secret de l’Agence nationale d’investigation (NSA), malgré un arrêt rendu en 2015 par l’une des plus hautes juridictions égyptiennes, la Cour de cassation, qui a statué que les enquêtes de l’agence ne constituaient pas des preuves à elles seules. En outre, le procureur n’a autorisé ni Ramy Shaath ni ses avocats à examiner les éléments d’enquête de la NSA. 

À la lumière de ces éléments, je vous demande de libérer immédiatement et sans condition Ramy Shaath, car il s’agit d’un prisonnier d’opinion, détenu uniquement pour avoir exercé pacifiquement son droit à la liberté d’expression et à la participation aux affaires publiques. Je vous prie également de veiller à ce que, dans l’attente de sa libération, il soit autorisé à consulter ses avocats et traité dans le respect de l’Ensemble de règles minima pour le traitement des détenus. J’appelle enfin les autorités égyptiennes à enquêter sur le refus d’assistance consulaire qui a été opposé à l’épouse de Ramy Shaath, Céline Lebrun Shaath, ressortissante française, ainsi que sur l’expulsion illégale d’Égypte dont celle-ci a ensuite fait l’objet, et à lui offrir des voies de recours efficaces. 

Veuillez agréer, Monsieur le Procureur général, l’expression de ma haute considération.

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