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Ramy Shaath

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Liberté d'expression

5 choses à faire pour la libération de Ramy Shaath

Le 5 juillet 2019, le défenseur des droits humains égypto-palestinien, Ramy Shaath a été placé en détention provisoire en Egypte. De « provisoire », cette détention n’en a que le nom. Ramy est emprisonné injustement depuis plus de 780 jours. Les visites familiales ont été interdites entre début mars et fin août 2020. Depuis Ramy n’a le droit qu’à une visite mensuelle. Les déplorables conditions de détention, et les restrictions en matière d’accès aux soins font craindre une propagation du COVID-19 dans les prisons. Il est urgent d’agir pour la libération de Ramy !

Mise à jour 23/06/2021 : Plus de 100 000 signatures recueillies à travers le monde pour exiger la libération immédiate de Ramy. L’ambassade d’Egypte a refusé de nous recevoir pour lui remettre la pétition. Une manifestation pacifique a été organisée aux abords de l’ambassade en soutien à Ramy Shaath. 5 autres rassemblements ont été organisé le même jour dans plusieurs capitales du monde.

Mise à jour 22/02/2021 : Grâce à la mobilisation internationale, la femme de Ramy, Céline Lebrun Shaath, a pu aller en Egypte une dizaine de jours début février 2021, et rendre visite à Ramy 3 fois en prison. Cela faisait 19 mois qu’elle ne l’avait pas vu.

Mise à jour du 07/07/2020 : Suite à votre mobilisation pour #FreeRamyShaath, il semblerait que la boîte mail de l'ambassade d'Egypte soit saturée ! On maintient la pression :  envoyez un courrier à l'ambassade pour lui montrer votre détermination !

Ramy Shaath est harcelé par les autorités égyptiennes depuis de nombreuses années en raison de son militantisme politique.  Il a cofondé le mouvement BDS en Égypte.  Ce mouvement non-violent milite pour demander à Israël de rendre des comptes sur les violations des droits humains commises dans la région.

Arrêté en juillet 2019, sa détention provisoire a été renouvelée plus de 24 fois. Selon le droit égyptien, cette détention peut-être renouvelée pendant 2 ans. Depuis le 5 juillet 2021, la détention de Ramy Shaath est donc illégale selon le droit égyptien. Les charges qui pèsent contre lui sont sans fondement et uniquement liées à son exercice pacifique du droit à la liberté d’expression et à la participation aux affaires publiques.  

Le 18 avril, suite à une décision des autorités égyptiennes, le nom de Ramy Shaath a été ajouté à la liste égyptienne des terroristes pour une durée de cinq ans. Cette décision a été prise en l’absence de Ramy et de ses avocats. L’ajout à cette liste signifie l’interdiction de voyager, le gel de ses actifs, et la saisie de son passeport égyptien de Ramy. 

Une campagne internationale exigeant la libération de Ramy a déjà permis de mobiliser les autorités françaises. Une tribune signée par plus de 60 députés et eurodéputés français de partis politiques différents a notamment été publiée dans Le Monde. L’ONU, l’UE, et plusieurs organismes internationaux ont publié des déclarations demandant la libération de Ramy. En octobre 2020, ce sont plus de 278 législateurs européens et américains qui ont envoyé des lettres ouvertes au Président Égyptien Abdel Fattah al-Sissi exigeant la libération de tous les défenseurs des droits humains égyptiens, et notamment celle de Ramy. Il faut maintenir la pression, l’Egypte ne pourra pas continuer à faire la sourde oreille ! Ajoutez votre voix !

Deux minutes, c’est le temps qu’il faut pour interpeller l’ambassadeur d’Égypte en France et le procureur général Hamada Al-Sawi par courrier ou Twitter. Ensemble, exigeons la libération immédiate de Ramy Shaath et de tous les prisonniers d’opinion en Égypte !

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Agir

1. Agir sur Twitter

Adressez vos tweets au Président Al-Sissi, ainsi qu’au Ministère des affaires étrangères  

Militer n’est pas un crime ! @mfaegypt et @alsisiofficial, il faut libérer #RamyShaath et tous les prisonniers d opinion en Égypte.

#FreeRamyShaath [Lien vers la page action]

2. Envoyer un message de soutien et de solidarité à Ramy

Une adresse email a été créée par la famille de Ramy Shaath. Vous pouvez y déposer vos messages de soutien et de solidarité. Il est important pour les prisonniers d’opinion de savoir qu’on ne les oublie pas. Céline lors de sa visite en Egypte en février 2021, a déjà pu remettre plus d’une centaine de messages de soutien à Ramy en prison. Il a été extrêmement touché par cet élan de solidarité et cela lui a donné de la force. Une action qui semble anodine, mais qui reste un soutien moral extrêmement précieux. Alors n’hésitez plus, un simple message « on vous soutient », « vous n’êtes pas seul », est un acte de solidarité fort ! 

Adresse email : freeramyshaath@gmail.com

3. Poster une photo de vous avec le #FreeRamyShaath

Nous vous proposons d’ajouter votre voix à la mobilisation grandissante autour de Ramy. Déjà plus de 70 personnes ont participé à cette action.

Postez une photo de vous et/ou d’un groupe de personnes avec une pancarte et/ou un lieu où apparaît l’inscription : #FreeRamyShaath

groupe de Redon projet Free Ramy

© Le groupe de militants de Redon

4. Envoyer un courrier à l’Ambassade d’Égypte

Monsieur l'Ambassadeur, Alla Youssef

Ambassade Egypte

56 Avenue d’lena, 75016 Paris

Monsieur l’Ambassadeur,

Le 5 juillet 2019, vers 0 h 45, au moins une douzaine de policiers lourdement armés ont pris d’assaut le domicile cairote du militant politique Ramy Shaath, sans s’identifier ni présenter de mandat d’arrêt. Les policiers ont fouillé les lieux et ont saisi des ordinateurs, des disques durs et des téléphones portables. Ils ont arrêté Ramy Shaath et son épouse, Céline Lebrun Shaath, professeure d’histoire et responsable associative, qui a été expulsée illégalement vers la France plus tard dans la journée, alors qu’elle résidait légalement en Égypte depuis mars 2012. 

Les forces de sécurité ont transféré Ramy Shaath dans un lieu tenu secret, sans révéler ce qu’il était advenu de lui pendant environ 36 heures. Les agents du poste de police de Qasr el Nil, dans le centre-ville du Caire, ont affirmé à sa famille et ses avocats qu’il n’était pas entre leurs mains. Par la suite, un avocat a informé la famille que Ramy Shaath avait comparu devant un procureur du parquet de la Sûreté de l’État, au Nouveau Caire. Il n’a pas été autorisé à appeler sa famille ni ses avocats, et a été représenté pendant son interrogatoire par un avocat qui se trouvait sur place. 

Depuis lors, la détention provisoire de Ramy a été renouvelée plus de 24 fois, et depuis le 5 juillet 2021, cette détention est illégale selon le droit égyptien. Le 18 avril 2020, une chambre du tribunal pénal du Caire consacrée aux affaires de terrorisme a décidé d’inscrire arbitrairement Ramy Shaath sur la « liste de terroristes » de l’Égypte en son absence pour une période de cinq ans.

Militant égypto-palestinien, Ramy Shaath fait partie de ces défenseurs des droits humains injustement détenus en Égypte simplement pour avoir exercé leurs droits à la liberté d’expression, de réunion pacifique et d’association.

En tant qu'ambassadeur, je vous exhorte à transmettre aux autorités compétentes ma demande pour assurer la libération immédiate et inconditionnelle de Ramy Shaath. Il s’agit d’un prisonnier d’opinion, détenu uniquement pour avoir exercé pacifiquement son droit à la liberté d’expression et à la participation aux affaires publiques.

Je vous prie d'agréer, Monsieur l’Ambassadeur, l'expression de ma très haute considération.

5. Envoyer un courrier au Procureur général Hamada Al-Sawi

Vous pouvez également envoyer ce message par courrier au Procureur général Hamada Al-Sawi, en l’adressant au bureau du Procureur.

Office of the Public Prosecutor

Madinat al-Rehab, Cairo, Égypte

Fax : +202 2577 4716

Destinataires

Hamada Al-Sawi, Procureur général 

Monsieur le Procureur général, 

Le 5 juillet 2019, vers 0 h 45, au moins une douzaine de policiers lourdement armés ont pris d’assaut le domicile cairote du militant politique Ramy Shaath, sans s’identifier ni présenter de mandat d’arrêt. Les policiers ont fouillé les lieux et ont saisi des ordinateurs, des disques durs et des téléphones portables. Ils ont arrêté Ramy Shaath et son épouse, Céline Lebrun Shaath, professeure d’histoire et responsable associative, qui a été expulsée illégalement vers la France plus tard dans la journée, alors qu’elle résidait légalement en Égypte depuis mars 2012. 

Les forces de sécurité ont transféré Ramy Shaath dans un lieu tenu secret, sans révéler ce qu’il était advenu de lui pendant environ 36 heures. Les agents du poste de police de Qasr el Nil, dans le centre-ville du Caire, ont affirmé à sa famille et ses avocats qu’il n’était pas entre leurs mains. Par la suite, un avocat a informé la famille que Ramy Shaath avait comparu devant un procureur du parquet de la Sûreté de l’État, au Nouveau Caire. Il n’a pas été autorisé à appeler sa famille ni ses avocats, et a été représenté pendant son interrogatoire par un avocat qui se trouvait sur place. 

Depuis lors, la détention provisoire de Ramy a été renouvelée plus de 24 fois, et depuis le 5 juillet 2021, cette détention est illégale selon le droit égyptien. Le 18 avril 2020, une chambre du tribunal pénal du Caire consacrée aux affaires de terrorisme a décidé d’inscrire arbitrairement Ramy Shaath sur la « liste de terroristes » de l’Égypte en son absence pour une période de cinq ans.

Militant égypto-palestinien, Ramy Shaath fait partie de ces défenseurs des droits humains injustement détenus en Égypte simplement pour avoir exercé leurs droits à la liberté d’expression, de réunion pacifique et d’association.

En tant que procureur de la République arabe d’Égypte, je vous exhorte à user de votre autorité pour assurer la libération immédiate et inconditionnelle de Ramy Shaath. Il s’agit d’un prisonnier d’opinion, détenu uniquement pour avoir exercé pacifiquement son droit à la liberté d’expression et à la participation aux affaires publiques.

Je vous prie d'agréer, Monsieur le Procureur général, l'expression de ma très haute considération.