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RDC - sommaire
Contenu
22.11.2006
Les enfants-soldats
Au Sommaire du dossier "Elections en République démocratique du Congo" :
Les enfants-soldats laissés à l’abandon Les filles, et certains garçons, sont utilisés comme esclaves sexuels par les commandants ou les combattants adultes. Dans le cadre du processus de paix et de la transition politique, commencés en juin 2003, le gouvernement de la RDC, a bénéficié d’une aide de 160 millions d’euros de la communauté internationale pour la démobilisation et la réinsertion d’environ 150 000 combattants, dont 30 000 enfants selon les estimations. La Commission nationale de désarmement, démobilisation et réintégration (Conader) – organisme gouvernemental qui coordonne le programme de DDR (désarmement, démobilisation et réinsertion) –, a déclaré, fin juin 2006, qu’elle avait démobilisé 19 054 enfants. Mais, plus de deux ans après son lancement, 11 000 d’entre eux au moins sont encore dans les rangs de groupes armés ou ne donnent pas signe de vie. « Non seulement le gouvernement n’a pas libéré les milliers d’enfants qui sont encore incorporés dans les forces ou groupes armés, mais de nouveaux enfants continuent à être recrutés, et c’est même le cas de certains jeunes récemment démobilisés, qui avaient pu retrou-ver leur famille », a indiqué Tawanda Hondora, directeur adjoint du programme Afrique d’Amnesty.
Des activités de réinsertion scolaire et professionnelle au niveau local sont entièrement menées par des ONG locales et internationales de protection des enfants qui ne peuvent compenser les responsabilités de l’État congolais. Aux termes de sa Constitution et en ratifiant les traités internationaux relatifs aux droits économiques, sociaux et culturels, la RDC s’est pourtant engagée à fournir une éducation gratuite et obligatoire à tous les enfants jusqu’à l’âge de quatorze ans. Cet engagement est largement resté lettre morte. Par ailleurs, certains groupes armés restent prêts à reprendre les hostilités en cas d’échec du processus de paix, considèrant qu’ils s’affaibliraient eux-mêmes en se séparant de leurs enfants-soldats. Outre le renforcement du DDR, Amnesty International a demandé au futur gouvernement de la RDC et à la communauté internationale de considérer comme prioritaire le droit fondamental à une éducation élémentaire gratuite et obligatoire afin que les enfants congolais cessent d’être un réservoir de troupes. Vous pouvez vous abonner à notre mensuel :
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Sommaire de décembre de La Chronique
extrait du n° de DECEMBRE 2006 Reportage : les enjeux d'un scrutin Rapport : les enfants-soldats à l'abandon Entretien : Le demi-échec des "faiseurs de paix" Vietnam / France écrire pour agir avec Amnesty |
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