
Camp palestinien d'al-Waled, en Irak à la frontière syrienne.
© AI
«Les Palestiniens sont actuellement l’un des groupes les plus vulnérables en Irak. Ils sont pourchassés, enlevés, torturés et, dans certains cas, tués sans qu’aucune mesure effective ne soit prise pour les protéger, a déclaré Malcolm Smart, directeur du programme Moyen-Orient et Afrique du Nord à Amnesty International. Ils sont également confrontés à d’énormes difficultés lorsqu’ils cherchent refuge en Syrie ou en Jordanie, les deux principaux pays recevant des réfugiés irakiens : les autorités se montrent extrêmement réticentes à laisser des réfugiés palestiniens entrer sur leur territoire. Il est urgent que d’autres pays acceptent de recevoir ceux qui sont le plus en danger. »
Le rapport intitulé Iraq : Human rights abuses against Palestinian refugees recense les atteintes aux droits humains perpétrées contre des Palestiniens vivant en Irak, depuis l’invasion de 2003 sous l’égide des États-Unis ; il souligne l’inaction du gouvernement irakien et de la Force multinationale.
Le rapport intitulé Iraq : Human rights abuses against Palestinian refugees recense les atteintes aux droits humains perpétrées contre des Palestiniens vivant en Irak, depuis l’invasion de 2003 sous l’égide des États-Unis ; il souligne l’inaction du gouvernement irakien et de la Force multinationale.
Les Palestiniens sont pris pour cible en tant que groupe minoritaire par des milices armées, certains Irakiens ayant le sentiment qu’ils ont bénéficié d’un traitement préférentiel sous le gouvernement de Saddam Hussein. Non-Irakiens et Arabes sunnites pour la plupart, les Palestiniens sont également soupçonnés d’avoir apporté leur soutien ou leur sympathie à des Irakiens sunnites impliqués dans l’insurrection contre le gouvernement à majorité chiite et la Force multinationale. Depuis 2003, de très nombreux Palestiniens ont été enlevés par des groupes armés ; des cadavres ont été retrouvés dans des morgues ou abandonnés dans les rues, souvent mutilés ou portant des traces de torture.
Nombreux sont ceux également qui ont été forcés de fuir leurs maisons après avoir reçu des menaces de mort. Certains se cachent en Irak, d’autres ont échoué dans des camps installés près de la frontière syrienne, où ils vivent dans des conditions très difficiles. Selon le Centre palestinien et international des médias du Moyen-Orient, le nombre de Palestiniens tués en Irak depuis 2003 s’élevait à plus de 320 au début de l’année 2007, mais il pourrait s’agir d’une estimation basse. Le représentant de l’Organisation de libération de la Palestine au Liban a adressé à Amnesty International une liste de près de 500 noms, et les agressions et homicides se poursuivent.
Amnesty International appelle le gouvernement irakien et la Force multinationale à « faire tout ce qui est en leur pouvoir » pour protéger les Palestiniens ; l’organisation exhorte aussi les gouvernements syrien et jordanien à les autoriser à pénétrer sur leur territoire et la communauté internationale dans son ensemble à aider à la réinstallation des Palestiniens.
Iraq : Human rights abuses against Palestinian refugees
Réf. : MDE 14/030/2007.
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