Compte à rebours
Un an avant la tenue des Jeux olympiques d’août 2008, ce rapport d’Amnesty International, en forme de mise à jour, vise à maintenir la pression sur Pékin. Principaux thèmes abordés : la peine de mort, les détentions arbitraires, la censure et la répression contre les défenseurs des droits humains.

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Le document relève que les autorités ont fait preuve d’un peu plus de transparence concernant la peine de mort et que le nombre de condamnations aurait légèrement chuté, mais que le pouvoir n’est toujours pas prêt à publier des statistiques nationales complètes.
De plus, de trop nombreux procès en appel se déroulent à huis clos et la peine capitale est encore applicable pour 68 crimes et délits, y compris certaines infractions économiques ou liées à la législation sur les stupéfiants. Le 5 juillet 2007, par exemple, les médias nationaux chinois ont annoncé qu’un ancien chef comptable d’un bureau des chemins de fer venait d’être condamné à mort pour avoir sollicité des pots-de-vin et gaspillé des milliards de yuans en réalisant de mauvais investissements avec des fonds publics. Son cas doit encore être révisé par la Cour populaire suprême.
Les détentions arbitraires, quant à elles, seraient de plus en plus nombreuses et les catégories de petits délits passibles de « rééducation par le travail » élargies, ceci afin de « nettoyer » Pékin avant le début des Jeux. Concernant la liberté de la presse, malgré l’introduction de mesures visant à donner plus de liberté aux journalistes étrangers,
la répression dont sont victimes leurs confrères chinois n’a pas cessé
et la censure des sites Internet reste omniprésente.
Enfin, les défenseurs des droits humains sont confrontés à des risques accrus de détentions arbitraires, d’actes de torture ou de mauvais traitements. Les « assignations à résidence » et la surveillance de militants par la police sont toujours d’actualité, en particulier à Pékin ; des personnes sont toujours incarcérées pour délit d’opinion. Le rapport cite notamment le cas d’un militant pour le droit au logement, Ye Guozhu, qui continue de purger la « période disciplinaire » de dix mois à laquelle il a été astreint à la prison de Qingyuan pour avoir essayé à plusieurs reprises de former un recours contre sa condamnation. Il avait été condamné à quatre ans de prison pour avoir tenté d’organiser une manifestation contre les expulsions forcées à Pékin.
En conclusion, Amnesty International affirme soutenir, dans le cadre du Collectif Chine JO 2008, la Fédération internationale des Ligues des droits de l’homme et l’Organisation mondiale contre la torture, qui demandent au CIO (Comité international olympique) de dire clairement que la situation des défenseurs des droits humains ne peut pas être mise en péril au nom des Jeux.
Jeux olympiques et droits humains : il reste un an à Pékin pour tenir ses promesses.
Réf. : ASA 17/024/2007.
Chine Les Jeux olympiques de 2008… et après ? Réf. : ASA 17/043/2007.
Voir également nos pages sur notre campagne JO 2008