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juin 2008
01.06.2008
Violences contre les filles à l’école


Le projet « Des écoles plus sûres – Un droit pour toutes les filles », ainsi que le rapport éponyme, s’inscrivent dans le cadre de la campagne « Halte à la violence contre les femmes », lancée en 2004 par Amnesty International. Ce projet a démarré le 25 novembre 2007 et durera jusqu’au 1er mars 2010. Il vise
à mettre en lumière la manière dont la violence entrave directement la scolarisation des filles et compromet leur droit à l’éducation.

 
Le rapport indique que chaque jour des filles se font agresser sur le chemin de l’école ou dans les établissements, certaines sont menacées de sévices sexuels par d’autres élèves, des enseignants promettent des bonnes notes en échange de faveurs sexuelles (on signale même des cas de viols en salle des professeurs).
Les filles sont également victimes de violences psychologiques (brimades, humiliations…) et de châtiments corporels. Certaines catégories – minorités ethniques, lesbiennes, handicapées, etc – sont plus menacées que les autres.
D’autre part, les agressions et comportements offensants sont rarement signalés ou sanctionnés. Conséquence de ces traitements, de nombreuses filles se retrouvent ainsi exclues de l’école, renonçant par peur à s’y rendre, et perdant tout espoir d’échapper à la pauvreté et à la marginalisation sociale.


Ce problème est mondial : du Mexique à la Chine en passant par Haïti ou les États-Unis, où, selon une étude, 83 % des filles scolarisées dans des écoles publiques au niveau secondaire ont été victimes de harcèlement sexuel, sous une forme ou une autre. D’après une étude menée en 2006 auprès de filles scolarisées au Malawi, 50 % d’entre elles disaient avoir subi des attouchements sexuels, infligés par leurs enseignants ou par des élèves. Dans les zones en proie à des conflits, les violences sont nombreuses. Ainsi en Afghanistan, où les incendies volontaires d’écoles, en particulier de filles, et les menaces et agressions visant les jeunes filles qui s’y rendent se multiplient ces dernières années.


Dans ce rapport, qui propose six mesures concrètes, Amnesty International exige des États le respect de leurs obligations internationales afin que les écoles deviennent des lieux sûrs pour toutes les filles. Des rapports par pays mettront ensuite en évidence les diverses formes d’atteintes aux droits humains qui empêchent les filles d’accéder à l’éducation.

Des écoles plus sûres. Un droit pour toutes les filles
Réf. : ACT 77/001/2008

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