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La Jordanie doit protéger les employées de maison immigrées
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janvier 2009
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30.12.2008
La Jordanie doit protéger les employées de maison immigrées
Elles viennent essentiellement d’Indonésie, des Philippines ou du Sri Lanka. Aussitôt arrivées en Jordanie, leur passeport est confisqué par leur employeur qui retient également une partie de leur faible salaire.
Plus de 40 000 employées de maison immigrées enregistrées auprès des autorités jordaniennes sont maltraitées et exploitées sans que l’État ne leur apporte de réelle protection, d’après une étude menée par Amnesty International. Beaucoup travaillent jusqu’à 19 heures par jour, sans pouvoir sortir de la maison, soumises à des coups, des claques, des crachats, des violences sexuelles, émanant la plupart du temps des personnes de la famille qui les emploie. Selon certaines sources, des représentants d’agences de recrutement frappent ces femmes dès leur arrivée de façon à les dissuader de s’échapper ou de se plaindre. Plusieurs sont mortes ces dernières années dans des circonstances enregistrées comme accidentelles mais sans que ces décès aient fait l’objet d’enquêtes. Il semble que près de dix employées de maison se suicident chaque année.
En juillet 2008, le Parlement jordanien a apporté certaines modifications au Code du travail. Un règlement séparé devait définir les conditions de travail des employées de maison immigrées y compris leurs horaires de travail et les périodes de repos. Ce règlement est en cours d’élaboration. Le directeur de programme adjoint pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord d’Amnesty International a profité de cette opportunité pour interpeller les autorités jordaniennes et leur demander de « saisir cette occasion unique pour faire en sorte que les conditions d’exploitation dans lesquelles travaillent les employées de maison immigrées ne soient plus qu’un mauvais souvenir ». Vous pouvez vous abonner à notre mensuel :
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