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janvier 2009
30.12.2008
Après la guerre en Ouganda

Après la guerre en Ouganda, le gouvernement oublie les victimes

«Je fais des cauchemars à propos de mon mariage forcé, des personnes que j’ai dû tuer et de celles que j’ai vu mourir quand j’étais avec la LRA (l’Armée de résistance du Seigneur, milice d’opposition). ».

Témoignage recueilli par Amnesty International d’une jeune Ougandaise de 18 ans, enlevée par les forces de la LRA.

 


Le gouvernement ougandais laisse en plan les victimes du conflit qui a ravagé le nord du pays entre 1986 et 2006. Cette guerre opposait les forces gouvernementales à l’Armée de résistance du Seigneur. Des milliers de personnes ont été tuées, enlevées, violées par les membres de cette milice. L’armée régulière s’est également rendue coupable d’assassinats, de violences sexuelles et d’actes de torture. Les soldats ayant commis ces violations ont bénéficié d’une impunité totale et le conflit a chassé environ 1,8 million de personnes de chez elles.

En septembre 2007, le gouvernement ougandais a lancé un plan en trois ans pour la paix et le développement. Cependant ce programme n’aborde pas la question des réparations pour les victimes. Plusieurs lacunes flagrantes sont mentionnées dans un récent rapport d’Amnesty International, en particulier l’absence de dispositions pour la consultation de victimes. « Les personnes qui ont survécu ont besoin d’une surveillance médicale, de conseils et d’un soutien psychologique, a expliqué Godfrey Odongo, spécialiste de l’Ouganda à Amnesty. Les enfants qui ont été victimes d’enlèvements doivent pouvoir aller à l’école, les familles doivent être indemnisées pour les décès et les blessures qui les ont affectées et récupérer leurs terres et leurs biens. »


Ouganda. Le gouvernement laisse les victimes du conflit livrées à elles-mêmes.
Réf. : AFR 59/009/2008

JANVIER 2009

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