Lola, 15 ans, tente de créer une antenne Jeunes au sein du Lycée de Broglie, à Marly-le- Roi.
Une belle idée pas si facile à mettre en œuvre.

© private
C’est au cours de son stage en entreprise effectué à la Section française en février dernier, que Lola, a découvert Amnesty International. Elle y passe une semaine, pilotée par Rémi Farge du Service Jeunes et Martine Levy-Herz responsable de la Vie de la section. L’occasion pour cette élève alors en troisième de visiter pratiquement tous les services, d’assister à une réunion sur la campagne Chine, d’aider au dépouillement des pétitions, à l’envoi de documents pour les Antennes Jeunes.
« Mon passage, pourtant très court, m’a beaucoup plu et j’ai eu envie de continuer ».
Désormais en seconde option Sciences économiques et sociales, elle contacte quelques amis, ses professeurs et la proviseure du Lycée. Mais rien n’est simple. Toute association politique étant d’office exclue du lycée, Lola doit faire face à quelques réticences, « Amnesty fait de la politique n’est-ce pas ? Or le lycée doit rester impartial », rétorque la directrice. Têtue, Lola argumente et présente la mission non partisane d’Amnesty International afin de rétablir une image plus juste du mouvement de défense des droits humains. Suspense : la décision du conseil d’administration de l’établissement est attendue en février 2009.
Désormais en seconde option Sciences économiques et sociales, elle contacte quelques amis, ses professeurs et la proviseure du Lycée. Mais rien n’est simple. Toute association politique étant d’office exclue du lycée, Lola doit faire face à quelques réticences, rétorque la directrice. Têtue, Lola argumente et présente la mission non partisane d’Amnesty International afin de rétablir une image plus juste du mouvement de défense des droits humains. Suspense : la décision du conseil d’administration de l’établissement est attendue en février 2009.
De leur côté, les élèves sont confrontés aux mêmes obstacles. Mineurs, ils doivent obtenir une autorisation parentale pour faire partie d’une antenne Jeunes d’Amnesty, et tous les parents ne voient pas le mouvement d’un bon œil. « Trop politique » répète-t-on sans cesse à Lola.
Sans se décourager, elle prépare des dossiers pour expliquer à ses amis et leur famille ce travail de défense des droits fondamentaux. Parfois Lola se sent bien seule, malgré les encouragements prodigués et les conseils de Rémi qui lui envoie du matériel. « J’ai reçu une compilation de spots vidéo de campagnes d’Amnesty, sur les violences faites aux femmes par exemple, sur la campagne pour les 60 ans de la DUDH, sur les antennes Jeunes… J’irai certainement à la manifestation sur le Pont des Arts ». Un matériel qui tombe à pic car, bien qu’elle n’ait pas le droit d’afficher des posters d’Amnesty dans les halls et couloirs du lycée tant que le conseil d’administration n’a pas statué, Lola souhaitait approcher avant Noël le centre de documentation et ses professeurs avec des clips vidéo, organiser des projections et susciter le débat au sein d’un cours. Prévoyante, elle répertorie déjà tout ce qui pourrait être fait dans l’espace Jeunes du Lycée. Rendez-vous en février.
Josette Debord