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février 2008
Contenu
01.02.2008
Expulsions forcées au Cambodge
Ces opérations obligent un nombre croissant de Cambodgiens à quitter leurs maisons et leurs terres sans consultation préalable, sans les garanties d’une procédure légale, sans protection juridique et sans l’assurance d’un relogement approprié.
Les familles s’étaient installées sur des terrains vacants. À l’issue d’une épreuve de force, un accord avait pourtant été signé le 9 novembre avec les autorités locales, les autorisant à y résider temporairement. La plupart des familles ont à présent quitté la province. Une quarantaine d’entre elles, ayant presque tout perdu et ne disposant d’aucun moyen pour partir, ont été laissées au bord de la route.
Le 2 novembre 2007, 300 membres des forces de sécurité ont expulsé de force les habitants et détruit la totalité du village de Chong Chruoy, dans la banlieue de Phnom-Penh. Selon les autorités, le village était situé sur des terres appartenant à l’État. Des camions ont emmené les 132 familles vers un nouveau site et en deux jours tous les villageois avaient été réinstallés de force à Trapeang Anchanh, dans le district de Dangkor, une région où manquent les infrastructures de base. Les familles, dont la plupart vivaient à Chong Chruoy depuis le milieu des années 90, n’ont reçu aucune aide d’urgence des autorités.
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