Les derniers préparatifs approchent, la tension monte : l’assemblée générale de la section française aura lieu en mars en Poitou-Charentes. Compte à rebours.
Quand les portes du Palais des Congrès du Futuroscope de Poitiers s’ouvriront au millier de délégués d’Amnesty le 14 mars prochain, nul n’entendra le soupir de soulagement de Marie-Louise Essayan et de Benjamin Breuil qui, depuis un an, préparent l’assemblée générale de la section française. « Je suis à la retraite depuis un an, et depuis c’est un travail quotidien, des surprises chaque jour, plus ou moins agréables », confie Benjamin, conseiller national de la région Poitou-Charentes, qui supervise l’organisation sur le terrain. Avec son état-major, il mène une série de négociations pour baisser les prix de la restauration – les prestataires locaux, habitués à la clientèle des hommes d’affaires, étant trop gourmands –, de l’hôtellerie, pour assurer les transports entre l’aéroport, la gare de Poitiers et le Futuroscope, pour obtenir une salle supplémentaire pour 300 personnes dans un hôtel voisin, pour décrocher les subventions promises et qui se font attendre, pour assurer le lien avec les élus locaux : Ségolène Royal et Jean-Pierre Raffarin l’ont assuré de leur présence lors des trois coups de l’ouverture. « Tous les groupes du secteur sont mobilisés, avec une responsabilité particulière, explique Benjamin Breuil. Quelqu’un est chargé de la communication avec la presse locale, d’autres des inscriptions, de l’hébergement, des transports, de la démocratie, de l’équipement technique des salles, des bénévoles, etc. » Cette année, le choix a été fait de mobiliser 80 bénévoles sur les trois jours du Congrès (plutôt que 200 à temps partiel). « Il y a une solidarité formidable au niveau du secteur, chacun ayant à cœur de mener à bien le projet, de ne pas décevoir. »
À Paris, même si la pression monte, Marie-Louise Essayan garde la tête froide : c’est le
4e Congrès qu’elle organise, au niveau du secrétariat national. Quatre-vingt-dix personnes à déplacer, loger, héberger, des invités à ne pas abandonner sur un quai de gare, comme Peter Pack, le président d’AI, les représentants d’AI Sénégal, Ile Maurice, Pays-Bas, Suède… « En ce moment, nous vérifions la liste des délégués, s’ils sont à jour de leur cotisation, nous vérifions les signatures des résolutions, que nous centralisons, explique Marie-Louise. J’ai prévu aussi le planning d’impression du dossier des délégués, des cartons de vote, à mille exemplaires. » Avec son rétro-planning qui court depuis mai 2007 derrière son dos, sans l’émouvoir, Marie-Louise semble défier l’espace – elle est déjà (virtuellement) postée à la porte d’entrée du Palais des Congrès pour vérifier les badges – et le temps : elle travaille en ce moment à la réservation des salles pour le Congrès de 2010 !
M. G.