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Communiqués de presse
Hu Jia, citoyen d’Honneur de Paris : Amnesty International France salue cette initiative 22.04.2008

Communiqué de presse de Amnesty International France
22 Avril 2008  - réf : SF 08 M 35



Hu Jia, citoyen d’Honneur de Paris
Amnesty International France salue cette initiative pour la libération immédiate et inconditionnelle du militant chinois


Amnesty International France salue l’initiative d’honorer le Dalaï Lama et Hu Jia, citoyens d’honneur de la Ville de Paris. Hu Jia, défenseur emblématique des droits humains en Chine a été condamné, le 3 avril dernier, à trois ans et demi de prison pour "incitation à la subversion du pouvoir de l'Etat " et à un an de privation de ses droits politiques. Hu Jia avait plaidé non coupable. Amnesty International considère Hu Jia comme un prisonnier d’opinion et exige sa libération immédiate et inconditionnelle.

Cette condamnation a sonné comme un avertissement à l’encontre de tous les défenseurs chinois qui osent publiquement dénoncer les violations des droits humains. Cette condamnation « exemplaire » confirme que les promesses faîtes par les autorités chinoises d’améliorer la situation des droits humains restent lettre morte.

Il est temps que le CIO et les dirigeants du monde entier dénoncent la répression qui s’abat durement sur les militants à quelques mois des JO. Si le silence de la communauté internationale persiste, les autorités chinoises le percevront comme une approbation tacite des violations des droits humains. La démarche du Président Nicolas Sarkozy vis-à-vis des autorités chinoises, suite aux événements du 7 avril, doit s’accompagner impérativement d’une réelle prise en compte de la défense de droits humains à l’approche des JO.

Amnesty International a publié le 2 avril 2008 un rapport constatant l’actuelle vague de répression frappant les défenseurs et les journalistes en Chine. Le rapport indique que la répression actuelle a lieu non pas malgré, mais bien à cause de l’organisation des JO.


Rappel
Hu Jia a simplement exercé de manière pacifique son droit à la liberté d’expression, reconnu par l’article 35 de la Constitution chinoise et par les textes internationaux ratifiés par la Chine.
Son avocat Li Fanping a indiqué que parmi les preuves retenues contre Hu Jia figuraient des articles politiques écrits sur Internet et des interviews données aux médias étrangers. Li Fanping souhaite que son client fasse appel mais la décision revient à Hu Jia. L’agence de presse officielle chinoise Xinhua a indiqué que la Cour s’était montrée clémente car Hu Jia avait avoué ses « crimes », alors qu’il avait plaidé non coupable.

Notre page spéciale

Pour plus d’informations :
Aurélie Chatelard & Michael Luzé
Service Presse Amnesty International France