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10.03.2009
Tunisie - Mohamed Abbou

Avocat, ancien prisonnier d’opinion, harcelé pour ses activités en faveur des droits humains.

« Je crois qu’avant tout qu’il faut de l’audace et du courage.
Cela est vrai en Tunisie, mais aussi à l’extérieur.
L’émergence d’une société fondée sur la démocratie et les droits humains passe par nos relations avec le monde extérieur.
Ici, on ne respecte pas celui qui s’oppose. Nous avons besoin de la solidarité du monde.
C’est absolument fondamental. »

Interview de Mohamed Abbou par Amnesty International France, 6 août 2007.

 

Me Abbou libre !
Maître Mohamed Abbou, défenseur tunisien des droits humains et ex-prisonnier d’opinion, est membre de deux organisations tunisiennes de défense des droits humains et membre exécutif du Centre de Tunis pour l’indépendance de la justice et du barreau.

 

 

 

 

 

 

 

 


Le 1er mars 2005 vers 22 heures, il est « interpelé » par des policiers qui le contraignent à monter dans leur véhicule.
Par une décision de première instance le 29 avril 2005, confirmée en appel le 10 juin 2005, il est condamné à trois ans et demi de prison.
Dix-huit mois pour avoir diffusé sur Internet un article intitulé Abou Ghraïb en Irak, Abou Ghraïb en Tunisie , et deux ans pour une prétendue agression sur une avocate proche du pouvoir sachant qu’aucun témoin à décharge n’a pu être entendu et que les certificats médicaux sont des faux grotesques.


Amnesty International a toujours considéré Maître Abbou comme un prisonnier d’opinion.
Détenu à la prison d’El-Kef à cent soixante-dix kilomètres de Tunis où réside sa famille, il y a subi des conditions de détention sévères (brimades, déni des droits reconnus à tout détenu).
Sa famille a également souffert de vexations diverses (droit de visite rendu difficile, mesures d’intimidation…).
Il proteste en faisant plusieurs grèves de la faim, il se coud les lèvres : quatre points de suture pour dénoncer les atteintes à la liberté d’expression.
En novembre 2005, le Groupe de travail des Nations unies sur les détentions arbitraires a conclu que la détention de Mohamed Abbou était arbitraire et constituait une violation de l’article 19 de la Déclaration universelle des droits de l’homme qui énonce le droit à la liberté d’expression.


L’extraordinaire mobilisation en sa faveur a représenté une aide précieuse pour lui et sa famille.
Libéré le 24 juillet 2007 soit huit mois avant la fin de sa peine de prison, il a déclaré qu’il était persuadé que la conjonction des pressions internes en Tunisie et externes, comme l’action d’Amnesty International, ont été déterminantes.
Mais la liberté de Mohamed Abbou est loin d’être totale.
En juillet 2007, il a été empêché de quitter la Tunisie pour se rendre à Londres pour une interview sur la chaine Al-Jazira et rencontrer les équipes d’Amnesty International.
En octobre de la même année, il est invité à Paris.
Des fonds lui ont été envoyés pour couvrir les dépenses liées à ce voyage, mais ils n’ont jamais pu lui être remis.
Le 22 octobre 2008, il a été empêché pour la quatrième fois de sortir du territoire tunisien pour se rendre en France où il devait participer à une émission sur Al-Jazira.



Interview Mohamed Abbou // Juin 2009






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Tunisie. Les autorités doivent lever l'interdiction de voyager imposée à Mohamed Abbou
6 mars 2009

Les autorités tunisiennes doivent immédiatement lever l'interdiction de voyager injustifiée qui pèse sur le défenseur des droits humains et ancien prisonnier d'opinion Mohamed Abbou, a déclaré Amnesty International. Ce vendredi 6 mars 2009, il s'est vu refuser l'autorisation de quitter le pays pour la septième fois depuis qu'il a été libéré en juillet 2007. LIRE la suite




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