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21.12.2009
Ronak Safarzadeh
IRAN - Prisonnière d’opinion, militante des droits des femmes au sein de la campagne pour l’égalité ![]() Rassemblement de militants de la Campagne pour l’égalité, mouvement qui vise à collecter un million de signatures pour mettre fin à la législation iranienne discriminatoire à l’encontre des femmes.
© Campaigns for Equality / R. Asgarizadeh Elle participait activement à la Campagne pour l’égalité, mouvement de citoyens iraniens qui vise à mettre un terme à la discrimination à l’égard des femmes dans le droit iranien en recueillant un million de signatures. Elle est aussi membre d’Azar Mehr, organisation de femmes affiliée à la Campagne pour l’égalité, basée à Sanandaj. Le 8 octobre, à Sanandaj, Ronak Safarzadeh a assisté à un rassemblement organisé à l’occasion de la journée mondiale de l’enfance, au cours de laquelle elle a recueilli des signatures en faveur de la Campagne pour l’égalité. Le lendemain matin, selon certaines sources, des hommes dépendant apparemment du ministère du Renseignement se sont présentés chez elle et ont saisi son ordinateur, des exemplaires de la pétition et une brochure de ce mouvement, avant de procéder à son arrestation. Sa mère qui tentait d’avoir de ses nouvelles dans les locaux du pouvoir judiciaire aurait été frappée le 30 octobre 2007. Par la suite, elle a été autorisée à recevoir des visites de sa famille, mais pas à consulter son avocat. En décembre 2007, un juge aurait déclaré qu’elle avait été arrêtée « parce qu’elle avait porté atteinte à la sécurité nationale en participant à des attaques à Sanandaj et parce qu’elle était membre du Parti pour la liberté du Kurdistan » (PJAK, un groupe kurde d’opposition armée). La Campagne pour l’égalité dément vigoureusement toute participation de Ronak Safarzadeh à d’autres activités que la promotion et la défense des droits des femmes. ![]() © campaign equality Pendant cette grève, elle est privée de contact avec son avocat et de visite de sa famille. Le 11 août 2009, la cour d’appel de la province du Kurdistan a confirmé sa condamnation à six ans et sept mois de prison : cinq ans pour avoir porté atteinte à la sécurité nationale en tant que membre du PJAK, un an pour propagande anti-gouvernementale et sept mois pour avoir franchi illégalement la frontière. En dépit de son adhésion au PJAK, Amnesty International continue à considérer Ronak Safarzadeh comme une prisonnière d’opinion. Son avocat a souligné que son activisme au sein du PJAK se limitait à la défense pacifique des droits des femmes et des droits de la minorité kurde d’Iran.
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