COLOMBIE : La communauté de paix de san José de Apartado
170 des ses membres ont perdu la vie depuis 1997.
9 avril 2010 :
46 000 pétitions remises à l'ambassadeur de Colombie en France
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 La délégation d'Amnesty International France menée par la présidente Geneviève Garrigos remet 46000 pétitions à l'ambassadeur de Colombie en France (c) AIF Le 9 avril, Mélanie Trugeon, coordinatrice Colombie et Geneviève Garrigos, présidente d'AI France ont rencontré l'ambassadeur de Colombie en France, Fernando Cepeda, afin de lui remettre les pétitions concernant la Communauté de paix de San José de Apartado (46000 signatures), les déplacés et les disparitions forcées.
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Enfants de la communauté de paix devant le panneau qui annonce la professionde foi de la communauté : elle « ne participe pas, ni directement, ni indirectement à la guerre, et ne porte pas d’armes. »
© Privé
Si le conflit interne sévissant en Colombie depuis plus de quarante ans oppose les forces de sécurité et les paramilitaires aux groupes de guérilla, les principales victimes de ce conflit demeurent toutefois les populations civiles qui subissent déplacements et disparitions forcées, meurtres et massacres.
Ce
rtaines communautés se sont regroupées pour demander fermement que toutes les parties au conflit respectent le droit des civils de ne pas être impliqués dans ce conflit.
La communauté de paix de San José de Apartadó, implantée dans la municipalité d’Apartadó, département d’Antioquia, a été fondée en mars 1997 par des civils qui se sont engagés à ne pas prendre part au conflit et à ne pas s’y laisser entraîner.
Les membres de la communauté de paix refusent de porter des armes, de fournir des informations ou un quelconque soutien logistique à une des parties au conflit et exigent que les combattants restent éloignés de leurs terres.
Pourtant, depuis sa création, plus de 170 de ses membres ont été victimes d’un meurtre ou d’une disparition forcée, le plus souvent de la part des paramilitaires et des forces de sécurité, mais aussi dans certains cas, de la part de groupes de guérilla.
Taxés de subversion par les uns, ils sont accusés par les autres de collaborer avec leurs ennemis.
L’une des attaques les plus odieuses a eu lieu le 21 février 2005 durant laquelle huit personnes de la communauté, dont quatre enfants, ont été massacrées et mutilées.
Dans un premier temps, les forces de sécurité et de hauts fonctionnaires du gouvernement ont accusé les FARC d’être responsables de ce massacre mais des éléments de preuve convaincants sont apparus par la suite, montrant que celui-ci avait été commis par les forces de sécurité et les paramilitaires.
Si ce massacre a attiré l’attention de la communauté internationale en raison de sa nature et de son ampleur et si les autorités colombiennes ont été contraintes d’agir, les mesures prises par l’État sont une exception.
L’histoire de San José de Apartadó reste marquée par l’impunité des auteurs des atteintes aux droits humains et les enquêtes sur les nombreuses violations commises contre ses membres n’ont peu ou pas avancé.
Aujourd’hui, la communauté est toujours en danger, en raison des combats qui se poursuivent entre les groupes paramilitaires et les groupes de guérilla et également entre les groupes de guérilla et l’armée.
La présence de paramilitaires est effectivement toujours avérée, bien que le gouvernement prétende que ces groupes aient été démobilisés et que les forces de sécurité sur place soient nombreuses. Récemment, des membres ont encore reçu des menaces de mort de la part des paramilitaires.
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9 avril 2010 : 46 000 pétitions remises à l'ambassadeur de Colombie en France
Le 9 avril, Mélanie Trugeon, coordinatrice Colombie et Geneviève Garrigos, présidente d'AI France ont rencontré l'ambassadeur de Colombie en France, Fernando Cepeda, afin de lui remettre les pétitions concernant la Communauté de paix de San José de Apartado (46000 signatures), les déplacés et les disparitions forcées.
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Des Colombiens pacifistes au cœur des violences entre acteurs armés
Tribune de Geneviève Garrigos, Présidente d’Amnesty International France sur le site de RUE89.Com le 23/03/2010
Le 26 août dernier, en Colombie, Marcos, Wilton et Raul sont enlevés par des hommes armés, et conduits sur une base paramilitaire. Pendant 24h, ligotés, ils sont interrogés, insultés et menacés. Avant de les relâcher, leurs agresseurs prennent soin de les terroriser en simulant leur exécution.
Leur crime ? Appartenir à la communauté de paix de San José de Apartado, fondée le 23 mars 1997. Depuis 13 ans, jour pour jour, 170 membres de cette communauté ont été assassinés ou sont portés disparus. Marcos, Wilton et Raul ont eu de la « chance » ; ils ne les ont pas rejoints.
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Rapport "Colombie, laissez nous vivre en paix" : Les civils victimes du conflit armé en Colombie -
index AI : AMR 23/023/2008