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Agir
06.04.2010
Abolir la peine de mort au Japon

Le Japon est l’un des deux pays développés et industrialisés qui conserve la peine de mort et continue à l’appliquer (l’autre étant les Etats Unis).


Établissement pénitentiaire de Tokyo faisant partie des sept endroits au Japon où ont lieu des exécutions de prisonniers.
Établissement pénitentiaire de Tokyo faisant partie des sept endroits au Japon où ont lieu des exécutions de prisonniers.
En moyenne, le Japon exécute par pendaison un petit nombre de prisonniers chaque année.

Cependant les garanties des inculpés et des condamnés de crimes passibles de la peine de mort sont insatisfaisantes.

Après leur arrestation, les détenus peuvent être interrogés sur des périodes allant jusqu’à 23 jours hors de la présence d’un avocat.
Une fois condamnés - les prisonniers au Japon sont rarement acquittés - ils sont détenus dans des conditions très dures caractérisées par l’isolement, manque de stimulation, stricte discipline et mise dans une cellule de punition pour des enfreintes au règlement très minimes.

Les exécutions au Japon sont réalisées en secret.
Les avocats ont beaucoup de mal à obtenir des informations, y compris sur la santé des prisonniers et sur la date de l’exécution.
Les familles sont informées seulement après l’exécution et les prisonniers vivent dans la peur permanente que chaque jour soit leur dernier.

Selon les engagements internationaux sur les droits humains, les condamnés affectés de graves troubles mentaux, qu’ils datent de l’époque du crime ou qu’ils soient survenus ensuite en raison des dures conditions de leur détention, ne devraient pas être exécutés.
Pourtant le système juridique japonais ne les protège pas.
Amnesty International est extrêmement préoccupée par la situation des condamnés à mort atteints de maladie mentale au Japon et en appelle aux autorités japonaises pour qu’elles s’assurent que ces prisonniers ne soient pas exécutés et qu’elles renforcent les garanties juridiques pour tous les condamnés à mort.
(Résumé du rapport d’Amnesty International).

 

 Aidez la nouvelle ministre de la Justice japonaise, qui est opposée à la peine de mort, à promouvoir l’idée de l’abolition dans l’opinion publique.

Le 16 septembre 2009, Yukio Hatoyama, Parti démocrate du Japon (PDJ, centre-gauche) a été investi Premier ministre par le parlement.
Dans ce nouveau gouvernement, le ministre de la Justice, Keiko Chiba, une femme proche d’Amnesty International, est opposée à la peine de mort et veut encourager le débat national pour mettre fin à ce châtiment.




Agissezavril 2010 : Cette action est terminée.

Chiba Keiko, la ministre de la Justice, est toujours farouchement opposée à la peine de mort : aucune exécution n’a eu lieu depuis sa nomination en septembre 2009.
En décembre dernier, Kamei Shizuka, ministre des Finances a annoncé que le gouvernement travaillerait pour l'abolition de la peine capitale en déclarant: «Le voyage sera ardu et la route sera rude, 85% de la population étant favorable à la peine capitale…»

Merci pour votre soutien. 
 

 



En savoir plus EN SAVOIR PLUS





Le rapport "Japan: Hanging by a thread: Mental health and the death penalty in Japan "
AI Index : ASA 22/005/2009 - 10 septembre 2009 (en anglais)





Hakamada Iwao © PrivateUne action précédente à propos de la peine de mort au Japon :
"JAPON : Commutation de la peine capitale infligée à Hakamada Iwao"

 

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