
Carte de la Somalie
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Ifraah Ali Aden risque d'être exécutée très prochainement pour le meurtre d'une autre femme, Suad Mohamed Aware, l'une des épouses de son mari. Sa condamnation a été prononcée à l'issue d'un procès inéquitable. Aucune date n'est fixée pour son ordre d'exécution et elle pourrait, semble-t-il, être exécutée à tout moment.
Elle a été condamnée à mort par le tribunal de première instance à Boosaaso, une ville située sur la côte du Puntland, dans le nord-est de la Somalie. La région du Puntland a proclamé son autonomie à l'égard de la Somalie en 1998 et dispose de son propre gouvernement.
Ifraah Ali Aden est enceinte de quatre ou cinq mois, selon des sources proches d'elle. Le tribunal n'a, semble-t-il, ordonné aucune analyse médicale pour confirmer sa grossesse. Le droit international relatif aux droits humains et les engagements pris en la matière interdisent l'exécution de femmes enceintes ou mères d'un nouveau-né.
Sa condamnation a été prononcée le 27 avril, moins de vingt-quatre heures après le meurtre. Elle n'a pas eu le temps de préparer sa défense, comme l'exige pourtant le droit international. Le jugement indique qu'elle a été assistée par un avocat lors du procès, mais on ignore si elle a bénéficié d'une assistance juridique appropriée et si elle a été autorisée à former un recours auprès d'une juridiction supérieure, comme le prévoit l'article 41-5 de la Constitution provisoire du gouvernement régional du Puntland.
Les deux femmes étaient, semble-t-il, en conflit depuis quelque temps. Les informations concernant le meurtre sont contradictoires : selon certaines sources (notamment ses proches), Suad Mohamed Aware a été attaquée avec un couteau par Ifraah Ali Aden dans un centre médical de Boosaaso. Selon les proches d'Ifraah Ali Aden, Suad Mohamed Aware et deux autres femmes l'ont défiée, ce qui a donné lieu à une rixe au cours de laquelle elle a tué Suad Mohamed Aware en état de légitime défense.
Suad Mohamed Aware était enceinte de sept ou huit mois lorsqu'elle a été tuée.
Des proches d'Ifraah Ali Aden ont également déclaré que celle-ci s'était plainte à plusieurs reprises à la police d'avoir été menacée par Suad Mohamed Aware, notamment une fois au moyen d'une arme à feu, mais que la police n'avait rien fait.
Certains de ses proches, dont ses sept enfants, ont été la cible de manœuvres d'intimidation de la part de la famille de Suad Mohamed Aware avant cet homicide. Ces agissements se sont poursuivis après le meurtre. Ils ont alors été contraints de quitter Boosaaso et n'ont pas pu rendre visite en prison à Ifraah Ali Aden, qui serait en « état de choc ».
Ne plus intervenir.
Elle n’a pas été exécutée et est toujours en prison.
Sa situation actuelle est assez floue et il vaut mieux suspendre toute action en attendant de voir comment elle évolue.
MERCI d'avoir participé à l'action