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12.02.2010
Combattre la mortalité maternelle au Burkina Faso


Safiata Kindo, 25 ans avec sa petite fille Alimata (4 mois).
Safiata Kindo, 25 ans avec sa petite fille Alimata (4 mois). Elle a accouché sur le bord de la rivière parce que le canot qui devait la faire traverser n'était pas là. Rivière Nakambe près de Wonko, Burkina Faso:
 Chaque année, au Burkina Faso, plus de 2000 femmes meurent de complications liées à la grossesse et à l'accouchement.

La plupart des décès pourraient être évités.



Certaines femmes meurent parce qu’elles ne peuvent pas rejoindre un établissement où des soins pourraient leur être dispensés, ou parce qu’elles y arrivent trop tard.

Dans bien des cas, des femmes perdent la vie parce que leur famille ne peut pas payer les frais demandés par le personnel médical.

D’autres subissent les conséquences d’une insuffisance des stocks de sang, de pénuries de médicaments, d’équipement ou de personnel médical qualifié.

Il existe diverses raisons pour lesquelles les femmes du Burkina Faso ne reçoivent pas les soins de santé maternelle dont elles ont besoin.
On peut citer, entre autres :

- le statut social inférieur des femmes, qui affecte leur droit de décider si elles veulent des enfants, combien et quand ;

- le manque d'information sur les droits  en matière de sexualité et de procréation ; 

- les barrières sociales et économiques, notamment le coût des traitements médicaux ;

- les barrières géographiques qui rendent difficiles l'accès aux établissements de santé ; 

- la qualité médiocre des traitements, liée aux pénuries de médicaments et de personnel qualifié.

La mortalité maternelle fait surtout des ravages parmi les femmes les plus pauvres, les moins instruites, et celles qui vivent dans des zones rurales (ce qui est le cas de 80 % de la population).

 


Patricia, 29 ans (en vert) et Mariam, 48 ans  (en mauve) avec le bébé de Patricia.
Patricia, 29 ans (en vert) et Mariam, 48 ans (en mauve) avec le bébé de Patricia.
 RECOMMANDATIONS

Amnesty International appelle le gouvernement du Burkina Faso à : 

- allouer des ressources adéquates aux soins de santé en matière de sexualité et de procréation, en accordant la priorité aux régions les plus pauvres présentant les taux de mortalité les plus élevés ; 

-  réduire systématiquement les obstacles économiques, physiques et culturels qui empêchent les femmes pauvres des régions rurales d'accéder à des soins vitaux en matière de reproduction et de santé maternelle ; 

- mettre à disposition des informations accessibles sur le droit à la santé et les droits sexuels et reproductifs ; 

- assurer une participation effective des femmes au processus de décision concernant les soins de santé maternelle et reproductive, ainsi qu'à l'évaluation et au suivi des processus existants ; 

- assurer un suivi efficace des politiques gouvernementales visant à réduire la mortalité maternelle, afin de promouvoir une planification et une obligation de rendre des comptes adéquates.

Amnesty International demande également aux donateurs de soutenir les autorités du Burkina Faso dans la réalisation de ces objectifs.

 

BONNE NOUVELLE
Burkina Faso : Amnesty International rencontre le Président qui s’engage à lever les obstacles financiers à la santé maternelle
12 février 2010 (Ouagadougou)

Le président Compaoré (au centre) avec la délégation d'Amnesty International.
Le président Compaoré (au centre) avec la délégation d'Amnesty International.
Le Président du Burkina Faso, Blaise Compaoré, s’est engagé à lever tous les obstacles financiers aux soins obstétricaux d’urgence et à l’accès à la planification familiale dans le cadre de la stratégie de lutte nationale contre la mortalité maternelle.
Le Président Compaoré a fait part de cet engagement aujourd’hui à Ouagadougou lors d’une rencontre avec une délégation d’Amnesty International dirigée par le Secrétaire général par intérim de cette organisation, Claudio Cordone. Cette rencontre fait suite à la publication d’un rapport d’Amnesty International qui met en lumière les obstacles rencontrés par les femmes au Burkina Faso qui cherchent à bénéficier de soins de santé adéquats durant leur grossesse et leur accouchement. LIRE LA SUITE

 




Agissez SIGNEZ NOTRE PETITION EN LIGNE adressée au Ministre de la santé du Burkina Faso

 



En savoir plus EN SAVOIR PLUS

 

 



Rapport : la mortalité maternelle au Burkina FasoTélécharger-lire le rapport public :
"Donner la vie, risquer la mort. Combattre la mortalité matenelle au Burkina Faso"
27 janvier 2010 - Index : AFR 60/001/2010 (PDF)












VOIR NOTRE DIAPORAMA "Burkina Faso Mortalité maternelle "





((( Exigeons la Dignité )))Lire le chapitre de la Campagne (((Exigeons la Dignité))) sur le  Thème "maternité maternelle"

 

Du 28 janvier au 9 février 2010, une caravane de campagne va sillonner le Burkina Faso pour faire connaître la campagne d'Amnesty International contre la mortalité maternelle dans le pays et apporter des informations afin de stimuler le débat.
LIRE notre page spéciale



SUIVRE LE PARCOURS ET LE RECIT DE LA CARAVANE VIA NOTRE "GoogleMap"  ci-dessous :
(qui sera complétée au fur et à mesure)


Afficher Caravane mortalité maternelle au Burkina Faso sur une carte plus grande



LIRE les reportages sur le déroulé de la caravane :

- Ouagadougou

- Kaya

- Pas de caravane sans chameaux

- Fada N'Gourma, football féminin pour de la santé maternelle

- Gon Boussougou

- Gaoua - un concours d’affiches en faveur de la lutte contre la mortalité maternelle

Bobo-Dioulasso - Le Gouvernorat reçoit le rapport d'Amnesty International des mains de cent femmes en marche vers la r

- Tougan un exemple de l’exemption des coûts de l’accouchement

 

 


Film d'Amnesty International Belgique francophone sur la mortalité maternelle au Burkina Faso, et la campagne de sensibilisation, de recherche et d'action qu'Amnesty a lancée à cette occasion début 2010.


"Donner la vie, sans risquer la mort au Burkina Faso" from Amnesty International Belgique on Vimeo.