Parution des mémoires de Rebyia Kadeer, défenseure des droits du peuple ouïghour :
"Au nom du peuple ouïghour"
Éditions l'Archipel, 320 pages, 22€.
En librairie le 23 juin 2010.
Madame Rebiya Kadeer, ancienne prisonnière d'opinion adoptée par Amnesty International et présidente du Congrès mondial des Ouïghours, visitera Paris fin juin 2010 à l'occasion du lancement de ses mémoires aux éditions de l'Archipel: "Au nom du peuple ouïghour".
Elle participera également au Forum mondial des droits de l'homme de Nantes, du 28 juin au 1er juillet 2010 , auquel elle a été invitée à témoigner dans le cadre d'une journée sur les discriminations à l'encontre des minorités.
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CHINE - REBIYA KADEER : Inlassable défenseure de l’identité et des droits des Ouighours

Rebiya Kadeer
© Amnesty International
Femme d’affaires ouïghoure Rebiya Kadeer, un temps célébrée par les autorités chinoises pour son succès dans les affaires, a toujours tenté d’user de son influence pour améliorer la condition des Ouïghours, notamment des femmes et des enfants.
En 1997 elle créée une association de femmes, le "
Mouvement des mille mères ", qui défend les droits des minorités ethniques en Chine.
Les Ouïghours sont un groupe ethnique de langue turque, héritier d’une longue tradition ; installés au cœur de l’Asie centrale, le Xinjiang.
Ce sont en majorité des musulmans sunnites.
Des émeutes ont éclaté à Urumqi (capitale régionale) en juillet 2009, qui auraient fait au moins 140 morts et des centaines de blessés.
Ces émeutes s’inscrivent dans un contexte général de répressions continues contre les Ouighours depuis les années 80 et dans la seconde moitié des années 1990 : les Ouïghours font l’objet de campagnes répressives par les autorités les accusant des «trois maux» : «terrorisme, séparatisme et extrémisme religieux ».

Rebyia Kadeer accueillie par des amis et proches lors de son arrivée à l'aéroport aux Etats-Unis
© AI
L’engagement de Rebiya Kadeer lui vaut harcèlement, arrestation et exil.
Arrêtée en août 1999 pour avoir tenté de rencontrer une délégation du Congrès des États-Unis, elle est accusée et condamnée à 8 ans de prison pour avoir «
divulgué des secrets d’Etat ».
Amnesty International la considérait comme une prisonnière d’opinion et a mené campagne pour sa libération. Le harcèlement de sa famille s’intensifie après sa libération en mars 2005 et son départ en exil aux États-Unis.
A son arrivée, Rebiya Kadeer a fondé une association pour promouvoir et défendre les droits humains des femmes et des enfants ouighours,
International Uyghur Human Rights and Democracy Foundation.
En mai 2006, elle a été élue Présidente de
l’Uyghur American Association ainsi que Présidente du
Congrès Mondial Ouighour.
Aujourd’hui, deux de ses fils, Alim et
Ablikim Abdiriyim sont emprisonnés, condamnés à des lourdes peines, très vraisemblablement en représailles des activités de leur mère.
Amnesty International les considère comme des prisonniers d’opinion et mène
campagne pour leur libération.
EN SAVOIR PLUS
Le 9 décembre 2009, présente à Paris dans le cadre du Marathon des Lettres, Rebiya Kadeer participait à un tchat vidéo en direct avec les internautes. Lire les extraits de ce Tchat
CHINE : La libération de Rebiya Kadeer est bienvenue, mais le moment choisi n’est pas dénué d’arrière-pensées
Communiqué de presse du 17/3/2005 - Index AI : ASA 17/010/2005
CHINE : Des associés et des membres de la famille de Rebiya Kadeer harcelés ou arrêtés
Déclaration publique du 8 septembre 2005 - Index AI : ASA 17/030/2005
CHINE : Amnesty International demande la libération immédiate de la femme d'affaires Rebiya Kadeer et des autres prisonniers d'opinion ouïghours
Communiqué du 8 août 2002 - index AI : ASA 17/035/2002
CHINE : Rebiya Kadeer, femme d'affaires ouïghoure, est condamneé á huit années d'emprisonnement á l'issue d'un procés secret
10 mars 2000 - index AI : ASA 17/010/2000
CHINE : Une militante en faveur des droits des femmes prisonniére d'opinion
document du 2 février 2000 - index AI : ASA 17/004/2000
Nos pages spéciales sur les droits humains en Chine
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