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Actualités Défenseurs Moyen Orient Afrique du Nord
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28.03.2007
Ali Salem Tamek
Visite émotion à la section française Ali Salem Tamek, défenseur des droits humains sahraoui ![]() Ali Salem Tamek © Annie Delay pour AI-France Le 9 mars 2007, Ali Salem Tamek nous a rendu visite et nous a parlé droits humains, répression, torture, détention abusive au Sahara Occidental Qui est-il ? Ali Salem Tamek, 43 ans, est un défenseur éminent des droits humains au Sahara Occidental. Il a connu à plusieurs reprises les prisons marocaines. Reconnu par Amnesty International comme prisonnier d’opinion, il a fait l’objet de nombreuses actions de soutien de la part d’Amnesty International depuis 10 ans. Ali Salem Tamek a une longue histoire en tant que défenseurs des droits humains ; il a contribué à rassembler des informations et à faire connaître les violations des droits humains dans son pays, notamment lors des opérations de maintien de l’ordre menées pendant la vague de manifestations en faveur de l’indépendance au Sahara occidental commencée en mai 2005, territoire dont l’annexion par le Maroc en 1975 est controversée. Détenu au secret, emprisonné, torturé, Ali Salem Tamek a observé de très nombreuses grèves de la faim qui ont eu des conséquences graves sur sa santé. Interdit de séjour au Sahara Occidental, il vit maintenant à Assa, dans le sud du Maroc. Son épouse est réfugiée en Espagne, avec sa fille Pour quoi combat-il ? La question sahraouie Le Sahara occidental fait l’objet d’un conflit entre le Maroc, proclamant sa souveraineté sur ce territoire qu’il a annexé en 1975, et le Front Polisario, demandant l’instauration d’un État indépendant sur ce territoire. Le Front Polisario a constitué dans le sud-ouest de l’Algérie, dans des camps de réfugiés, un gouvernement en exil autoproclamé. Un plan de règlement de l’ONU a été signé en 1988 par les autorités marocaines et le Front Polisario avant d’être approuvé par le Conseil de sécurité des Nations unies, en 1991. Après plus de dix années de conflit, les deux parties ont accepté que la Mission des Nations Unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara oriental (MINURSO) organise et mène un référendum demandant à la population sahraouie de choisir entre l’indépendance et l’intégration au Maroc. Initialement prévu pour 1992, ce référendum a été reporté à plusieurs reprises. Les militants des droits humains arrêtés, torturés ou présentés à la justice ne l’auraient été que parce qu’ils avaient parlé des violations des droits fondamentaux des personnes. Des actes d’agression, de harcèlement et d’intimidation de défenseurs locaux des droits humains et de journalistes par des agents de l’État avaient déjà été signalés, avec même des périodes de détention pour certains d’entre eux. Les autorités marocaines ont également empêché plusieurs délégations internationales qui cherchaient à enquêter sur ce qui s’était passé de se rendre au Sahara occidental. Nos actions récentes en faveur des défenseurs des droits humains sahraouis Aminatou Haidar, Ali Salem Tamek, et de nombreux autres défenseurs des droits humains ont fait l’objet d’une intense campagne en faveur de leur libération en 2005, à la suite de leur incarcération, pour la plupart au mois de juillet, et de leur procès qu’Amnesty International a considéré comme inéquitable. Des avocats ont affirmé qu’ils avaient dénoncé à l’audience le fait que les autorités judiciaires de Laayoune avaient refusé un examen médical à certains accusés qui se plaignaient d’avoir été torturés ou maltraités durant leur interrogatoire. Ils ont ajouté que ces plaintes avaient été rejetées de façon expéditive et que des déclarations contestées avaient été utilisées pour obtenir des condamnations. Des avocats ont également affirmé que les requêtes en vue d’obtenir la comparution de témoins de la défense pour contester les faits figurant dans les procès-verbaux de la police étaient systématiquement rejetées. Deux autres défenseurs font actuellement l’objet d’un soutien d’Amnesty International, Brahim Sabbar et Ahmed Sbai, condamnés le 6 mars dernier à un an d’emprisonnement et pour qui la liberté immédiate et sans condition est demandée. Ce que dit Ali Salem Tamek Ali Salem Tamek remercie Amnesty International pour son action en faveur du droit des sahraouis à exprimer librement et pacifiquement leurs opinions et pour son action décisive en faveur des défenseurs des droits humains sahraoui récemment incarcérés. |
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