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RDC République Démocratique du Congo
19.11.2008
Historique

CHRONOLOGIE

Jusqu’au 19ème siècle:
naissance et expansion de royaume (Kongo, Kuba, Luba, Lunda…) sur le territoire de l’actuelle RDC. A partir du 16ème siècle, méfaits de la traite.

1885 :
le Congrès de Berlin crée un « Etat indépendant du Congo » propriété personnelle du Roi des Belges Léopold II. 1908 : annexion par la Belgique

Ière République
L’indépendance est proclamée le 30 juin 1960, rapidement suivie d’une mutinerie de la Force publique, de la sécession du Katanga, d’une intervention militaire de l’ONU. Destitution et assassinat du Premier ministre Patrice Lumumba en janvier 1961. Une constitution est adoptée par référendum en 1964 (le pays prend le nom de République démocratique du Congo). Début des rébellions qui dureront jusqu’en 1968.

IIème République (dictature de Mobutu):
1965 : coup d’Etat militaire du général Mobutu ; régime de parti unique en 1970. Mobutu nomme son pays Zaïre en 1971. « Zaïrianisation » de l’économie. Gestion patrimoniale et déliquescence de l’Etat.

Transition (1990-1997) :
Le pluralisme politique est institué en 1990. La Conférence nationale souveraine (CNS) réunie en 1991 ne réussira pas à imposer la constitution qu’elle élabore. En 1992 Etienne Tshisekedi (UDPS) est élu Premier ministre par la CNS puis destitué par Mobutu. 1992-93 : violences au Katanga, à Kinshasa, au Kivu. En 1994 arrivée massive au Kivu de réfugiés du Rwanda.

« Guerre de libération »
Octobre 1996 :

l’armée rwandaise attaque les camps de réfugiés au Kivu. 700 000 réfugiés retournent au Rwanda, plus de 200 000 sont massacrés au Zaïre.
17 mai 1997 :
l’Alliance des forces démocratiques pour la libération entre à Kinshasa. Laurent-Désiré Kabila se proclame Président de la République démocratique du Congo. Mobutu s’exile et meurt en septembre d’un cancer.

La nouvelle guerre (1998-2003)
Août 1998 :

les armées rwandaise et ougandaise entrent au Congo et appuient des mouvements rebelles (RCD-Goma, MLC). Kabila et ses alliés (Angola, Zimbabwe, Namibie, Tchad) stabilisent la situation mais ne contrôlent plus qu’une partie du pays. Un cessez-le-feu est signé à Lusaka en juillet 1999, mais les combats reprennent fin 1999 et en février 2000. La « guerre dans la guerre » en Ituri provoque une crise humanitaire majeure.
Janvier 2001 :
L.-D. Kabila est assassiné. Son fils Joseph lui succède.
2002 :
accords de paix avec le Rwanda et l’Ouganda, retrait des troupes étrangères, accord politique au Dialogue inter congolais (DIC) sur un régime de transition.

La deuxième transition (2003-2006)
2003 : Joseph Kabila, Président de la République en vertu de la Constitution provisoire est assisté par
quatre vice-présidents, représentant le RDC-Goma, le MLC, l’ancien gouvernement et l’opposition politique. Juin-septembre : déploiement à Bunia (Ituri) de la force européenne intérimaire Artémis. Gouvernement d’union nationale en juillet.
2004 : Laurent Nkunda, et Jules Mutebutsi, officiers de l’ex-RCD-Goma qui refusent le « brassage »
des différentes forces devant constituer une nouvelle armée nationale, prennent temporairement Bukavu
2005 : un mouvement rebelle de l’Ituri (UPC) dépose les armes ; son chef Thomas Lubanga sera
remis à la Cour pénale internationale.
Décembre 2005 : la Constitution de la IIIème République est approuvée par référendum.
Juillet à octobre 2006 : élections présidentielle et législative : Joseph Kabila est élu Président de la République devant Jean-Pierre Bemba. Au Parlement l’Alliance pour la majorité présidentielle (AMP)est majoritaire. En août, affrontements armés à Kinshasa entre la garde présidentielle et celle de Bemba. En décembre Antoine Gizenga est nommé Premier ministre.

La IIIème République
2007 : Mise en place du gouvernement en février. La répression violente du mouvement politico-
religieux Bundu dia Kongo fait une centaine de morts dans la Province du Bas-Congo. En mars des affrontements à l’arme lourde entre la garde présidentielle de Joseph Kabila et les militaires non démobilisés de Jean-Pierre Bemba font près de 200 morts à Kinshasa. Bemba s’exile et sera arrêté en 2008 et remis à la Cour pénale internationale qui le poursuit pour les crimes commis par ses troupes intervenues dans la guerre civile de la République centrafricaine.
Depuis fin août, Laurent Nkunda, qui a créé un « Congrès national pour la défense du peuple » (CNDP) déclenche de nouvelles hostilités au Nord-Kivu et inflige une lourde défaite aux FARDC en décembre.
2008 : en conséquence le gouvernement convoque une conférence pour la paix à Goma, qui débouche
sur un acte d’engagement signé par le gouvernement et les groupes armés du Nord et du Sud-Kivu en vue d’une cessation des hostilités. Le CNDP se retire en juin du processus ainsi engagé et les hostilités reprennent. Les FARDC sont de nouveau en débandade et le CNDP est à la porte de Goma. Des centaines de milliers de personnes sont déplacées dans le Nord-Kivu.
En octobre, Antoine Gizenga démissionne et un nouveau gouvernement est nommé avec Adolphe Muzito comme Premier ministre.

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Extrait du Rapport Annuel 2010
Agir sur la situation des droits humains en RDC