Les militants ont besoin de votre soutien
Amnesty International est de plus en plus inquiète pour la sécurité des militants des droits humains travaillant en RDC.
SOMMAIRE
Résumé de la situation des défenseurs en RDC
Portraits croisés de défenseurs…
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(action terminée : lire pour information)
RDC 2 ans d’impunité pour les assassins de Pascal Kabungulu
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Pour la première fois depuis une quarantaine d’année, au sortir du régime Mobutu, d’une épouvantable guerre civile et de trois années de fragile transition, les Congolais sont invités à choisir leurs représentants.
Le premier tour de l’élection présidentielle et des élections législatives a été fixé au 30 juillet. Pressions, insultes, menaces, presse outrancièrement militante : la campagne électorale, encore informelle, a encore aggravé la situation déjà précaire et dangereuse des défenseurs des droits humains congolais.
Dans ce climat délétère, ces défenseur(e)s sont harcelés, avec leurs familles, menacés dans leurs biens et leurs personnes, contraints à l’exil ou réduits au silence.
Depuis trois ans, les Nations Unies encadrent la transition démocratique et portent à bout de bras un régime qui associe les ex-belligérants.
L’Union européenne soutient aussi à tout prix la marche vers les élections, sans toujours soutenir les droits à la critique des défenseurs congolais, dont beaucoup risquent leur vie pour que la démocratie en RDC ne soit pas un vain mot.

L'association BVES nourrit et héberge des enfants, et les aide à se remettre du traumatisme qu'ils ont vécu, grâce à un accompagnement psycho-social.
© AI
"Il arrive qu'on se trouve devant des difficultés et on se dit: "Est-ce qu'il faut qu'on abandonne nos objectifs?", mais quand nous avons des visiteurs qui nous encouragent, alors à ce moment-là on reprend courage."
Une militante des droits humains de Butembo
Portraits croisés de défenseurs…
Justine Masika Bihamba
Justine Masika est la coordinatrice de Synergie des Femmes pour les Victimes des Violences Sexuelles (SFVS), basée à Goma, dans l’est de la RDC. La « maison d’écoute » de l’ONG, destinée à accueil-lir les victimes de viol, a reçu en 2004 et 2005 la « visite » de militaires armés, menaçants, et exi-geant de l’argent. “Nous n’agissons pas au ha-sard”, ont lancé ces hommes à Justine.
Golden Misabiko
« Le 2 juin 2005, raconte Golden Misabiko, président d’honneur de la section du Katanga de l’Association Africaine de Défense des Droits de l’Homme (ASADHO), j’amenais ma fille Sarah à l’école. Sou-dainement, trois hommes se sont précipités, devant les enfants et les parents, pour m’entraîner dans une voiture, destination le centre de détention de l’Agence Nationale de Renseignements à Lubumbas-hi. Trois hommes ont commencé à me questionner sur mon travail de défenseur, m’accusant de faire partie d’une organisation internationale pour déstabi-liser le régime. » Détenu au secret, sans aucune visite autorisée, Golden a été détenu deux jours, dont 24 heures sans nourriture, avant d’être relâché.
Dismas Kitenge
Dismas Kitenge est le président du Groupe Lotus, à Kisangani, dans la Province Orientale. Entre juin et septembre 2005, il est victime de harcèlement, de menaces, de vol et sa maison est partiellement in-cendiée. Tous ces actes d’intimidation font suite aux critiques du Groupe Lotus dénonçant des viola-tions des droits humains commises par une unité militaire d’élite, la Garde Républicaine, qui se trouve sous le commandement direct du président congolais Joseph Kabila. L’ONG a également dé-noncé la manipulation politique de bandes de jeu-nes semant le désordre à Kisangani, ainsi que la détention illégale d’un leader d’opposition.

Pascal Kabungulu, secrétaire général de l’ONG Les Héritiers de la Justice-RDC
© Héritiers de la Justice
En juillet 2005, Pascal Kabungulu Kibembi a été tué à son domicile par un groupe d’hommes armés.
Il figurait parmi les principaux défenseurs des droits humains de la République démocratique du Congo et était souvent en conflit avec les autorités gouvernementales et les groupes armés.
Ses meurtriers n’ont toujours pas été jugés.
Polycarpe Byanzire
Le 14 juin 2005, ce travailleur du Centre de Re-cherche sur l’Environnement, la Démocratie et les Droits de l’Homme (CREDDHO) est menacé par l’adjoint armé de l’administrateur territorial de Vitshumbi, dans la province du Nord-Kivu. Il lui reproche la diffusion « d’informations fausses ». Pointant un révolver sur Polycarpe, le haut fonc-tionnaire affirme qu’il a déjà abattu plusieurs « malfaiteurs » et qu’il est prêt à recommencer.
En savoir plus sur les défenseurs des droits humains en RDC
(c) AI
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Lettre au président Kabila suite à la mort de Floribert Chebeya Bahizire et demandant qu'une enquête soit ouverte dans les plus brefs délais. Document PDF
République démocratique du Congo. Les persécutions contre les défenseurs des droits humains doivent prendre fin -17 février 2010
Ce mercredi 17 février, Amnesty International a appelé le gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) à protéger les défenseurs des droits humains, qui continuent d'être appréhendés de manière arbitraire par les organes chargés de la sécurité nationale et de recevoir un nombre alarmant de menaces de mort. LIRE la suite
Communiqué de presse du 19 janvier 2005
République Démocratique du Congo : Des défenseurs des droits humains menacés de mort
Index AI : AFR 62/001/2005