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25.01.2010
Vietnam Le Cong Dinh
![]() Le Cong Dinh © AP/PA Photo Le procès des dissidents vietnamiens est une parodie de justice. Le 20 janvier, le tribunal d’Ho Chi Minh-Ville a condamné Tran Huynh Duy Thuc, quarante-trois ans, ancien homme d’affaires à la tête d’une société Internet, à une peine de seize ans d’emprisonnement, assortie d’une période d’assignation à résidence de cinq ans, qui débutera à l’issue de son incarcération. Nguyen Tien Trung, ingénieur informaticien et blogueur de vingt-six ans, a été condamné à sept ans de prison, tandis que l'éminent avocat Le Cong Dinh, quarante et un ans, et l’homme d’affaires Le Thang Long, quarante-deux ans, ont tous deux écopé d’une peine de cinq ans. Amnesty International demande la libération immédiate et inconditionnelle de ces quatre prisonniers d’opinion vietnamiens condamnés pour avoir milité pacifiquement en faveur de la démocratie. LIRE la suite L'avocat défenseur des droits humains Le Cong Dinh a été inculpé de tentative de renversement de l'État vietnamien. Deux autres personnes ont été inculpées de ce chef. Le Cong Dinh est en détention provisoire depuis le 13 juin 2009, date à laquelle il a été arrêté à son cabinet, à Ho Chi Minh-Ville. Il a dans un premier temps été inculpé de propagande contre l'État. Mais les charges retenues contre lui ont été requalifiées, et il est désormais accusé de «tentative de renversement du régime du peuple» en vertu de l'article 79 du Code pénal. Il encourt la peine de mort. Son procès devrait se tenir au cours des prochaines semaines. Quatre autres personnes ont été arrêtées autour de cette date. Deux d'entre elles au moins – Nguyen Tien Trung, ingénieur en informatique, et Tran Anh Kim, ancien officier de l'armée – ont également été inculpées en vertu de l'article 79 du Code pénal. Amnesty International considère ces trois hommes comme des prisonniers d'opinion. Le ministère des Affaires étrangères a indiqué dans un communiqué de presse en date du 26 juin que Le Cong Dinh était accusé d'être entré en contact et de s'être associé «avec des organisations et groupes vietnamiens exilés à l'étranger, dont ceux figurant sur la liste des groupes terroristes établie par le gouvernement vietnamien, dans le but de préparer des émeutes et de provoquer une instabilité sociale et des troubles à l'ordre public en vue de renverser à terme l'État du Viêt-Nam». Après son arrestation, Le Cong Dinh a été détenu au secret pendant au moins six semaines. Au cours de cette période, le ministère de la Sécurité publique a rendu publiques, au cours d'une conférence de presse, des informations relatives à ses «aveux». Ses «aveux», ainsi que ceux de Nguyen Tien Trung et de Tran Anh Kim, ont par la suite été diffusés à la télévision. On ignore s'ils ont pu, depuis, avoir pleinement et régulièrement accès à l'avocat de leur choix et à leur famille. SIGNEZ NOTRE PETITION adressée au Premier Ministre pour que ces trois prisonniers d’opinion ne soient pas condamnés pour avoir exercé pacifiquement leur droit à la liberté d’expression.
Cette action est maintenant terminée, merci de l'avoir soutenue
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