#UnfollowMe: Stop à la surveillance de masse

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Refus massif de la surveillance de masse des Etats-Unis

Les  « Cinq yeux »

En juin 2013, Edward Snowden révélait les agissements abusifs de l’Agence Nationale de Sécurité (NSA).Les États-Unis procèdent une surveillance de masse des communications et partagent ces informations avec l’Australie, le Canada, la Nouvelle-Zélande et le Royaume-Uni au sein de l’alliance dite des « Cinq yeux ».

Une majorité contre la surveillance de masse

D’après un sondage réalisé dans 13 pays, 71% des personnes interrogées sont opposées à ce que les Etats-Unis surveillent leur usage d’internet.

Dans les pays des « Cinq yeux », les personnes s’opposant à la surveillance américaine (70 %) sont plus de trois fois plus nombreuses que celles qui la soutiennent (17 %). 

Même en France, le pays où l’opposition à la surveillance est la moins forte, la majorité des sondés (56 %) restent hostiles à une surveillance indiscriminée exercée par les Etats-Unis ou par leur propre gouvernement. 

Une majorité pour la transparence et la protection des libertés

Des gouvernements tentent de justifier l’interception systématique et indiscriminée de données personnelles par le soutien des citoyens face à une menace terroriste. Le sondage révèle au contraire une hostilité nette à de telles intrusions dans la vie privée. La nécessite de supervision par une entité indépendante de toute surveillance d’internet fait également l’objet d’un quasi consensus. 

 

 

 

Un monde post-Snowden

 

Nos gouvernements surveillent tout ce que nous faisons sur Internet. Les documents qu'Edward Snowden a publiés il y a deux ans ont révélé que des agences de sécurité des Etats-Unis recourent à la surveillance de masse pour rassembler, stocker et analyser des millions de communications privées à travers le monde. 

 

Nous avons des agences qui entrent dans la chambre à coucher des gens en passant par leur webcam. Et elles rassemblent chaque jour plusieurs milliards de données de localisation de téléphones portables. Elles savent quand vous prenez le bus, où vous êtes allé au travail, où vous avez dormi, et quels autres téléphones portables ont passé la nuit chez vous. »

Edward Snowden


Nos responsables politiques nous disent qu'ils ont besoin de pouvoirs renforcés en matière d'espionnage pour pouvoir attraper les « terroristes ». Rien ne prouve cependant que la surveillance de masse les y aidera. Dans les années précédant les attentats parisiens, les services de sécurité avaient identifié les suspects comme des menaces potentielles, avant de les exclure de leur liste. Aucune masse de données personnelles, aussi vaste fût-elle, n'aurait pu y changer quoi que ce soit. 

Qui plus est, en surveillant de la sorte les populations, les États tournent le dos à des principes de droit de longue date. Ils considèrent tous leurs citoyens comme des malfaiteurs présumés et jugent le moindre détail de notre vie privée suspect.

« Quand nous vivons dans une période de conflit, où nous sommes confrontés à de graves menaces étrangères, il est important de protéger nos valeurs. Car c'est dans ces périodes de panique que l'on perd des droits. »

Edward Snowden

 

 

 

 

 

 

 

Ne pas accepter la surveillance de masse en raison d'une prétendue sécurité

 

Nos gouvernements nous demandent également de choisir entre la sécurité ou la liberté. C'est un faux dilemme. Les sociétés s'emploient à trouver un équilibre entre les deux depuis des siècles. Cela veut dire qu'une personne est présumée innocente tant que sa culpabilité n’a pas été démontrée. Qu'elle a le droit au respect de sa vie privée. Et que les gouvernements doivent soupçonner une personne d'actes répréhensibles avant d'entraver sa liberté. 

On entend parfois : “Si vous n'avez rien fait de mal, vous n'avez rien à cacher.” C'est accorder une confiance exagérée aux gouvernements.  

 

On peut avoir le gouvernement le plus responsable du monde aujourd'hui. Mais, demain, cela peut changer. » 


Edward Snowden


Sans compter que les données personnelles peuvent être utilisées pour cibler des journalistes, persécuter des militants, prendre des mesures discriminatoires contre une minorité et entraver la liberté d'expression.

 

Les personnes qui consultent ces données cherchent des malfaiteurs, poursuit-il. Vous pouvez être blanc comme neige, si les gens chargés de repérer les profils de malfaiteurs se penchent sur les données qui vous concernent, ils ne vont pas vous trouver vous, ils vont trouver un malfaiteur. » 

Edward Snowden

Par ailleurs, les données personnelles peuvent être utilisées pour cibler des journalistes, persécuter des militants, prendre des mesures discriminatoires contre une minorité et entraver la liberté d'expression. 

À l'heure actuelle, les gouvernements veulent que nous acceptions de ne pas avoir de droits lorsque nous surfons sur Internet. Que, lorsque nous sortons notre smartphone ou que nous nous connectons à notre messagerie, tout ce que nous faisions ou disions leur appartienne, en quelque sorte. 

Nous n'accepterions pas un tel degré d'intrusion dans notre vie hors ligne. Ne l'acceptons pas non plus quand nous sommes en ligne. 


Lire aussi : 10 questions sur la surveillance de masse


Les faits de ces dernières années sur la surveillance de masse

 

Cinq milliards de données de localisation de téléphones portables sont recueillies chaque jour par les services d'espionnage américains.Les services d'espionnage britanniques sont capables d'allumer le micro de votre téléphone portable et d'écouter

 


Chaque jour, les services d'espionnage américains échangent environ 200 millions de SMS avec le Royaume-Uni. Vos conversations peuvent être écoutées même lorsque votre téléphone est éteint.

 

 

Les services d'espionnage américains et britanniques ont stocké les images enregistrées par les webcams de plusieurs millions d'internautes qui n'étaient pourtant soupçonnés d'aucun acte répréhensible, quel qu'il soit.

 

 

En l'espace d'un mois seulement, la NSA a récupéré près de 42 milliards de données Internet, notamment des historiques de navigation, des recherches, des courriels et des discussions en ligne. 

 

 


Le GCHQ et la NSA ont piraté le plus grand fichier de cartes SIM du monde et pu ainsi intercepter secrètement les appels téléphoniques et les données de plusieurs milliards de téléphones portable.