République démocratique du Congo : 102 105 signatures remises à la ministre de la Justice et des Droits humains

Une victime de violation des droits humains (Est de la RDC) © Amnesty Internatio
Une victime de violation des droits humains (Est de la RDC) © Amnesty International

[24/05/2012]

Amnesty International a rencontré la ministre de la justice de RDC. Au cœur des échanges la question de la réforme de la justice nationale pour mettre fin à l’impunité.

Lors de la rencontre avec la délégation d’Amnesty International, la ministre de la Justice et des Droits humains, récemment entrée en fonction, s’est dite prête à travailler sur l’ensemble des sujets abordés et s’est engagée à poursuivre les efforts initiés, tout particulièrement, dans le domaine de la lutte contre l’impunité.

Les signatures ont été recueillies dans le cadre d’une campagne menée depuis plusieurs mois par Amnesty International à travers le monde suite à la publication en août 2011, du rapport d'Amnesty International "Il est temps que justice soit rendue. La République Démocratique du Congo a besoin d’une nouvelle stratégie en matière de justice".

Au cours de l’entretien avec Mme Matipa, la délégation a rappelé la nécessité d'adopter une stratégie globale pour la réforme du système judiciaire congolais afin de lutter efficacement contre l'impunité pour les crimes de droit international passés et récents.

À ce titre, elle a souligné l'importance d'une coordination plus efficace entre les différents acteurs et le besoin d'adopter, après révision, des projets de loi essentiels restés en suspens, notamment celui sur la mise en œuvre du Statut de Rome ainsi que celui sur les Chambres spécialisées.

Une feuille de route, reprenant les axes prioritaires du gouvernement congolais dans le domaine de la justice et des droits humains, devrait être publiée prochainement, a annoncé Mme Matipa.

Outre les questions de réforme de la justice et de lutte contre l’impunité, la délégation d’Amnesty International a pu aborder les sujets suivants : la peine de mort, l’état des prisons, la protection des défenseurs des droits humains ainsi que le cas de Bosco Ntaganda et de plusieurs dossiers judiciaires restés en suspens.