100 jours d'action pour un traité sur le commerce des armes

Grenades d'origine chinoise saisies au Soudan ©DR
Grenades d'origine chinoise saisies au Soudan ©DR

[23/03/2012]

Des crimes de guerre, des homicides illégaux, des actes de torture et d’autres atteintes graves aux droits humains sont commis dans le monde entier à l’aide de toute une gamme d’armes, de munitions et de matériel militaire et de sécurité. Le fait que ce matériel soit souvent fourni sans limitation de stocks aux auteurs de violations encourage et perpétue cette violence illégale.

Des centaines de milliers de personnes ont été tuées, blessées, violées ou obligées de fuir à cause de cette violence armée. Le monde ne dispose pas d’un traité garantissant un contrôle strict du commerce international des armes classiques, et les gouvernements continuent d’accorder des autorisations pour des transferts d’armes qui alimentent violences et atrocités.

Le monde a besoin d’un traité sur le commerce des armes solide qui comporte des règles de protection des droits humains SIGNEZ

Les États doivent cesser d’autoriser des transferts irresponsables d’armes et assumer leur responsabilité dans ce domaine auprès de la communauté internationale. C’est pourquoi depuis les années 1990 Amnesty International (AI) milite en faveur d’un traité international qui établisse des règles pour une stricte régulation du commerce international des armes. En octobre 2003, Amnesty International, Oxfam et le RAIAL (IANSA) lançaient une campagne internationale pour l’adoption d’un traité international sur le commerce des armes classiques (TCA). Il est aujourd’hui à portée de main !


En juillet 2012, tous les gouvernements vont négocier le texte du traité aux Nations unies.

Amnesty International considère qu’il est crucial que le traité comporte :

  • des règles strictes qui protègent les droits humains et empêchent que des armes soient envoyées à ceux qui sont susceptibles de les utiliser pour violer gravement ces droits ;
  • une liste de contrôle incluant tous les types d’armes et de munitions ;
  • des règles claires à appliquer et un système de surveillance pour faire en sorte qu’elles soient respectées.

Notre message est simple : s’il existe un risque substantiel que des armes devant être envoyées vers un autre pays contribuent à de graves atteintes aux droits humains, ces exportations doivent être interrompues.

Afin d’avoir l’assurance que le traité le plus ambitieux et le plus efficace possible soit adopté, Amnesty International lance une campagne internationale de 100 jours à partir du 26 mars.
Il s’agit de mobiliser l’opinion publique et de continuer à maintenir la pression sur les gouvernements du monde entier pour les convaincre d’accepter des règles et définitions communes dans le traité qui aideront à protéger les droits humains. 

La France fait partie des pays leaders et des Etats clés sur le TCA aux côtés des Etats-Unis, de la Russie, de la Chine, du Royaume-Uni et de l’Allemagne. Ces pays représentent à eux seuls plus de 80% des exportations mondiales d’armements.

Depuis 2005, la France soutien de façon constante l’idée d’un TCA. Nous avons besoin de la France, besoin qu’elle maintienne son niveau d’engagement et qu’elle puisse peser aux côtés du Royaume-Uni et de l’Allemagne, face aux Etats-Unis, à la Russie et à la Chine.

Aussi agissez en signant la pétition adressée au Président de la République française afin de montrer que vous êtes mobilisés et que vous le resterez jusqu’au bout !