République du Congo : une solution doit être trouvée rapidement pour trois demandeurs d'asile

10 décembre 2011, sympathisant d’AI tenant une lanterne en signe d’espoir
10 décembre 2011, sympathisant d’AI tenant une lanterne en signe d’espoir pour les trois demandeurs d’asile © Mickael Sawyer

[29/03/2012]

« Une solution va être rapidement trouvée » à la situation de Germain Ndabamenya, Médard Mabwaka, et Bosch Ndala, demandeurs d’asile emprisonnés sans charge depuis le 29 mars 2004 en République du Congo : c’est la promesse faite par les autorités congolaises aux représentants d’Amnesty International en décembre 2011. Pourtant, au 29 mars 2012, soit huit ans jour pour jour après leur arrestation arbitraire, rien n’a été fait dans le sens de leur libération et de leur protection.

Huit ans, ça suffit : exigeons des autorités qu’elles tiennent leur promesse !

Le 29 mars 2012, cela fait 8 ans jour pour jour que ces trois personnes, originaires de la République démocratique du Congo(RDC), et qui ont demandé l’asile dans la République du Congo voisine, sont emprisonnées sans inculpation dans ce dernier pays.

Des représentants d’Amnesty International ont pu rencontrer en décembre 2011 les autorités congolaises, ainsi que la femme de l’un des détenus.

Quelques avancées positives ont été constatées même si la situation des trois hommes n’a pas connu d’avancée significative.

Les trois détenus ont été transférés d’une prison militaire à un centre de détention civile. La femme de l’un des trois détenus a informé les délégués d’Amnesty International que leur santé s’était améliorée, que leurs conditions de détention étaient correctes, et qu’ils étaient très heureux de la mobilisation publique en leur faveur.

Les autorités congolaises ont indiqué qu’une solution allait être rapidement trouvée à leur situation, sans malheureusement vouloir en dire plus.

Pour Amnesty International, cette solution doit être leur remise en liberté immédiate (à moins d’être formellement inculpés d’un crime reconnu par le droit international), et leur non-renvoi vers leur pays d’origine, la République Démocratique du Congo, où ils risqueraient de subir de graves violations de leurs droits (arrestation arbitraire, torture, voir une exécution arbitraire).

Il est d’autant plus important de maintenir la pression internationale afin d’obliger les autorités congolaises à tenir leur récent engagement, afin que celui-ci soit conforme au respect de leurs droits les plus élémentaires.