La rénovation de Port Harcourt rendue publique
[22/12/2010]
Nigeria. L’Autorité de développement de l’agglomération de Port Harcourt s’est engagée à rendre l’intégralité du Plan de réaménagement pour l’agglomération accessible à la population, notamment aux habitants des quartiers situés au bord de l’eau, aux associations locales et aux ONG.
Le 28 octobre dernier, un rapport d’Amnesty International intitulé Just Move Them : Forced Evictions in Port Harcourt, Nigeria dénonçait l’expulsion forcée des résidents de Njemanze Waterfront, un quartier de Port Harcourt, en août 2009. Il mettait également en évidence les manquements du gouvernement de l’État de Rivers quant au droit au logement et aux garanties offertes contre les expulsions forcées.
Le gouvernement de l’État de Rivers affirme que ces démolitions sont indispensables pour la rénovation urbaine de zones proches de l’eau et pour la mise en œuvre du plan de réaménagement de Port Harcourt. Un plan, lancé en avril 2009 qui s’étalera sur cinquante ans. Ce projet a été élaboré sans consultation des habitants, et notamment de ceux des quartiers situés au bord de l’eau. De plus, le gouvernement de l’État de Rivers refusait jusqu’à présent de mettre un exemplaire du plan à disposition du public.
Le 29 octobre 2010, des représentants de l’Autorité de développement de l’agglomération de Port Harcourt ont rencontré une délégation d’Amnesty International. Au cours de cet entretien, ils ont accepté de rendre l’intégralité du plan directeur accessible aux personnes intéressées, en leur permettant soit de le consulter dans leurs locaux, soit d’en faire des copies, à condition qu’une demande écrite ait été formulée au préalable. Satisfaite de cette évolution, Amnesty International engage l’Autorité de développement de Port Harcourt à publier autant d’exemplaires accessibles gratuitement que possible, y compris sous forme électronique. L’Autorité de développement de l’agglomération de Port Harcourt s’est en outre engagée à présenter une version résumée du plan directeur et à veiller à ce qu’il soit facilement accessible aux parties intéressées.
Amnesty International demande également à l’Autorité de développement de l’agglomération de Port Harcourt d’entreprendre une véritable consultation de la population, notamment des résidents des zones situées au bord de l’eau, afin qu’ils puissent participer pleinement à ce processus.
Les éventuelles solutions de relogement proposées doivent remplir les conditions d’un logement convenable, notamment en termes d’emplacement, d’accessibilité économique, d’habitabilité et de disponibilité des services publics.
Chronique de janvier 2011Article de La Chronique de janvier 2011












