Résidents de la rue Al-Me’ adessa - Egypte

Résidents de la rue Al-Me’ adessa. © AI
Résidents de la rue Al-Me’ adessa. © AI

[18/11/2010]

Enterrées vivantes ou expulsées de force, des familles prises au piège
Après un éboulement qui a causé la mort de 119 personnes dans un bidonville du Caire le 6 septembre 2008, entre 150 et 200 familles vivent toujours dans l’une des zones les plus exposées, rue Al-Me’ adessa, dans la crainte du risque imminent de nouveaux éboulements. Les habitants ont porté plainte et demandé à être relogés en lieu sûr, mais sans succès.
Comme de nombreux autres précédemment, ils craignent aujourd’hui d’être expulsés de force, et de finir sans abri ou envoyés à une trentaine de kilomètres, ce qu’ils refusent : en effet, ils perdraient alors toutes leurs sources de revenus et leurs enfants ne pourraient plus être scolarisés, ce qui renforcerait encore leur dénuement et leur marginalisation économique.

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SIGNEZ LA PETITION CI-DESSOUS !

 adressée au Dr. Abdel Azim WAZIR
Gouverneur du Caire


Monsieur le Gouverneur,


Le 6 septembre 2008, au moins 119 personnes ont été tuées et 55 blessées lors d’un éboulement dans le quartier informel d’Ezbet Bekhit, à Manshiyet Nasser. Les rochers et les énormes blocs de pierre ont démoli près de 100 bâtiments. Ces vies auraient pu être sauvées car cette zone d’habitation avait été classée « à risque » par des récentes études géologiques demandées par votre gouvernement. Environ 9100 familles ont été relogées depuis l’éboulement mais dans de nombreux cas, il semble qu’elles aient été expulsées de force. Aujourd’hui, environ 200 familles vivent dans l’une des zones les plus exposées, rue al Me’Adessa, dans la crainte du risque imminent de nouveaux éboulements.


Nous vous demandons :

  • l’évacuation immédiate des 200 familles de la zone de danger et leur délocalisation provisoire pour assurer leur sécurité immédiate ;
  • d’engager dans un second temps une véritable consultation avec les résidents pour identifier une solution adéquate de relogement à long terme ;
  • La fin des expulsions forcées et l’assurance que dorénavant toute éviction n'aura lieu qu'en respectant  les procédures de protection requises par le droit international ;
  • La garantie que tout relogement est conforme aux exigences d'un logement adéquat, notamment en termes de localisation, de prix abordable, d'assainissement et de proximité des services de santé et d'éducation.


En espérant que vous ferez droit à nos requêtes, nous vous prions de croire, Monsieur le Gouverneur, à l’expression de notre haute considération

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