En finir avec les expulsions forcées en Afrique

Bidonville de Nairobi, Kenya Journée mondiale de l’habitat en 2011 ©AI
Bidonville de Nairobi, Kenya Journée mondiale de l’habitat en 2011 ©AI

[16/03/2012]

Chaque année dans les villes d’Afrique, des milliers de familles sont expulsées de chez elles par les autorités et d’autres acteurs sans la moindre garantie en matière de droits humains. Ces expulsions forcées détruisent des vies. Les personnes expulsées ne perdent pas seulement leur foyer mais aussi leurs biens et leur emploi, et les enfants ne peuvent plus aller à l’école…
Amnesty International considère que nul ne peut être expulsé de force, quel que soit l’endroit où vit cette personne. Ces expulsions sont illégales aux termes des normes internationales et régionales que les gouvernements africains se sont engagés à respecter. Souvent menées au nom du « développement », les expulsions forcées aggravent la situation de celles et ceux qui vivent dans la pauvreté et ont pour effet de priver de nombreuses personnes d’un abri et de les plonger dans la misère. Les expulsions forcées sont un problème, et non une solution, et elles doivent prendre fin.

POUR EN SAVOIR PLUS, lire notre article "Pour en finir avec les expulsions forcées en Afrique"

CETTE PETITION EST MAINTENANT TERMINEE : merci de l'avoir soutenue

POUR MEMOIRE LE TEXTE ETAIT :

Nous appelons  les gouvernements et les autorités locales d’Afrique à :

  • mettre immédiatement un terme aux expulsions forcées ;
  • adopter et mettre en œuvre des lois interdisant les expulsions forcées et établissant des garanties à respecter à la lettre avant toute expulsion – ces lois doivent être conformes aux normes internationales et régionales relatives aux droits humains ;
  • prendre immédiatement des mesures afin d’offrir un degré minimum de sécurité d’occupation à toutes les personnes qui ne bénéficient pas d’une telle protection, en consultant véritablement les populations concernées ;
  • faire en sorte que les habitants des bidonvilles aient accès, au même titre que le reste de la population, à l’eau, aux infrastructures sanitaires, aux soins médicaux, au logement et à l’éducation, et qu’ils bénéficient d’un maintien de l’ordre juste et efficace ;
  • veiller à ce que les habitants des bidonvilles aient véritablement voix au chapitre dans les décisions ayant des conséquences sur leur vie, y compris en ce qui concerne la réhabilitation des bidonvilles, la planification et l’élaboration de budgets.
Cette pétition est maintenant terminée. Merci de votre soutien aux actions d'Amnesty International.