Lesbiennes Gays Bisexuelles Transgenres ou Transsexuelles (LGBT)

Des millions de personnes   Lesbiennes Gays Bisexuelles Transgenres ou Transsexuelles (LGBT) à travers le monde sont victimes de discriminations : emprisonnement, torture, exécution. L'idée qu'un État puisse tolérer, sanctionner et encourager ces pratiques est inacceptable.

Amnesty International soutient que toute personne, quelle que soit son orientation sexuelle ou son identité de genre, doit avoir accès à tous les droits énoncés dans :
• la Déclaration universelle des droits de l’Homme (DUDH)
• le Pacte international relatif aux droits civils et politiques 
• le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels

Etats des lieux

Dans 80 pays, l'homosexualité est considérée comme illégale et, dans certains d'entre eux, les actes homosexuels sont punis de mort (Iran, Mauritanie, Arabie Saoudite, Soudan, Yémen,  nord du Nigeria, Emirats Arabes Unis).
Dans ces pays, l'homosexualité est souvent considérée comme étrangère à la culture nationale et importée de l'Occident.
Certaines lois homophobes sont l’héritage d’un passé colonial ou d'une religion importée d'ailleurs.
De nombreux  pays n'appliquent pas systématiquement leurs lois homophobes mais leur seule existence est, pour de nombreuses personnes, une incitation et une justification à agir contre la vie des personnes LGBT.
Les discriminations peuvent prendre la forme de restrictions aux  libertés fondamentales : la liberté d’expression, de réunion ou d’association que se voient refuser de nombreuses personnes LGBT y compris dans certains pays qui affirment respecter la DUDH et les Pactes internationaux.

 

Quelques avancées

Les Principes de Jogjakarta portent sur l’application des normes juridiques internationales pour la reconnaissance et la mise en œuvre des droits des LGBT. Ils ont été développés à l’occasion de la réunion, en Indonésie, d’un panel d’experts des droits humains internationalement reconnus. Ils ont été présentés au Conseil des droits de l’Homme des Nations unies pour la première fois en mars 2007 et ont reçu le soutien de 54 pays.
Déclaration à l’Assemblée générale de l’ONU de décembre 2008 : 66 pays réaffirment le principe de non-discrimination, qui exige que les droits humains s’appliquent de la même manière à chaque être humain, indépendamment de l’orientation sexuelle ou de l’identité de genre.
Lois en faveur du mariage entre personnes de même sexe : Pays-Bas en  2001, Belgique en 2003, Espagne et Canada en 2005, Afrique du Sud en 2006, Norvège et Suède en 2009, Islande et Argentine en 2010.

 

Les recommandations d’Amnesty International aux Etats

  • La dépénalisation de l’homosexualité
  • La révision ou l’abrogation de toute loi pouvant entraîner des discriminations, des poursuites ou des sanctions fondées uniquement sur l’orientation sexuelle ou l’identité de genre : lois sur la sodomie, lois discriminatoires relatives à l’âge de consentement, lois n’accordant pas l’égalité des droits civils aux couples de partenaires de même sexe, lois relatives à l’ordre public, lois interdisant la « promotion de l’homosexualité », lois condamnant les personnes LGBT à mort, à la flagellation, à des peines corporelles, à la prison et tout autre châtiment cruel, inhumain et dégradant
  • La libération immédiate et inconditionnelle de tous les prisonniers détenus uniquement en raison de leur orientation sexuelle ou identité de genre, réelle ou présumée.


Actions de soutien aux LGBT :

  • Amnesty International appelle au respect de la liberté d’expression et de rassemblement des LGBT en soutenant les « Marches des fiertés » en Europe
  • Amnesty International dénonce l’impunité dans des crimes commis à l’encontre des LGBT
  • Amnesty International appelle les Etats à respecter les droits des LGBT

 

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